Tennis – Roland-Garros: le président de la Fédération française ne veut plus de la combinaison noire de Serena Williams

On ne devrait pas revoir la combinaison noire de Serena Williams sur la terre battue de Roland-Garros. Le président de la Fédération française de tennis n’en veut plus. En réponse à cette annonce, l’Américaine a joué l’apaisement, rappelant qu’elle avait de bonnes relations avec le président de la FFT.
25 août 2018, 08:49
/ Màj. le 25 août 2018 à 19:04
La "Black Panther" n'est plus la bienvenue sur les courts parisiens.

Serena Williams ne pourra plus arborer sa combinaison noire, avec une ceinture rose, appelée tenue Black Panther, à Roland-Garros en 2019. Les dirigeants du tennis français estiment qu’elle était allée «trop loin».

«Je crois qu’on est parfois allé trop loin. Cette tenue ne sera plus acceptée. Il faut respecter le jeu et l’endroit. Tout le monde a envie de profiter de cet écrin», a affirmé Bernard Giudicelli, président de la Fédération française dans une interview à Tennis Magazine du mois de septembre, selon de nombreux médias français.

 

 

L’Américaine aux 23 trophées en Grand Chelem avait surpris tout le monde Porte d’Auteuil avec sa combinaison noire inspirée du film Black Panther et qui lui fait se ressentir comme une «princesse guerrière». Si elle avait décrit la combinaison comme «amusante et pratique», elle insistait aussi sur son côté médical puisqu’elle favorise «une meilleure circulation sanguine».

Cette exigence française a fait réagir Nike, l’équipementier de l’Américaine.

«Vous pouvez enlever son costume à un super-héros, mais vous ne pouvez pas lui enlever ses super pouvoirs.»

Serena Williams joue l’apaisement

Serena Williams a prôné l’apaisement samedi. L’Américaine a réagi après avoir été prévenue par le président de la Fédération française (FFT) qu’elle ne pourrait plus jouer à Paris dans une tenue similaire à la combinaison noire qu’elle portait lors de la dernière édition de Roland-Garros.

«Je pense que les tournois du Grand Chelem ont le droit de faire ce qu’ils veulent», a expliqué Serena Williams lors d’une conférence de presse à deux jours du coup d’envoi de l’US Open (27 août-9 septembre). «Je pense aussi que s’ils savent que certaines choses ont une raison médicale, il n’y a aucune raison qu’ils ne soient pas d’accord».

Samedi, Serena Williams a rappelé qu’elle avait de bonnes relations avec le président de la FFT qui avait été «vraiment fantastique» lorsqu’elle lui avait expliqué le concept de sa combinaison. «C’est quelqu’un avec qui il est facile de parler (…) toute mon équipe est française, donc nous avons une relation merveilleuse», a insisté l’Américaine, entraînée depuis 2012 par le Français Patrick Mouratoglou. «Je suis sûre qu’on va parvenir à un accord et que tout sera OK, ce n’est pas quelque chose de grave, tout va bien».