Tour de France: la carte de la 102e édition a été dévoilée ce mercredi à Paris

La carte du Tour de France 2015 a été dévoilée ce mercredi à Paris, en présence de 4000 invités. Avec une nouvelle qui ne réjouira pas les rouleurs: le contre-la-montre sera le plus court de l'histoire de la compétition, avec 14 kilomètres.
07 août 2015, 14:21
/ Màj. le 20 oct. 2015 à 10:39
La carte du Tour de France 2015 a été dévoilée ce mercredi matin à Paris, en présence de 4000 invités.

Le parcours du Tour de France 2015, présenté mercredi à Paris, a été qualifié d'"atypique" par le directeur de la Grande Boucle Christian Purdhomme. Il comporte sa part de nouveautés, tant pour le tracé que pour les éléments techniques de la course:

LE PUNCH DE LA PREMIERE SEMAINE. Neuf journées de plaine pour commencer, mais Marcel Kittel et les sprinters de son registre sont en droit de faire la grimace. D'Utrecht à Plumelec, terme du premier acte, les "hommes-jets" n'auront que trois occasions de conclure (Zelande, Amiens, Fougères). Deux chronos, deux arrivées en côte (Huy, Mûr-de-Bretagne), une étape de pavés (Cambrai) et un final pour sprinteurs-puncheurs (Le Havre) sont là pour supprimer tout effet de répétition. S'ils franchissent la montagne, les purs sprinteurs disposeront de deux ou trois autres occasions pour scorer (Valence et Paris, voire Rodez).

LE CONTRE-LA-MONTRE PAR EQUIPES TARDIF. Le règlement prévoit que l'exercice ait lieu dans le premier tiers de parcours. Les organisateurs ont dû demander une dérogation à l'UCI pour présenter ce test après... huit jours de course, avec le risque que des formations soient affaiblies par les blessures et les abandons. "Sur une courte distance, se retrouver à sept n'est pas forcément un handicap", estime le directeur de course Thierry Gouvenou. Selon lui, les écarts, en raison de la longueur de l'étape limitée à 28 kilomètres, devraient être réduits entre Vannes et Plumelec, où l'arrivée sera jugée au sommet de la côte de Cadoudal (temps pris sur le cinquième homme).

DES ARRIVEES INEDITES OU OUBLIEES. La Pierre-Saint-Martin, la station des Pyrénées-Atlantiques au seuil du Pays Basque près de la frontière franco-espagnole, accueille le Tour pour la première fois. C'est l'une des six villes-étapes inédites de cette 102e édition (avec Utrecht, la digue de Zélande, Livarot, Muret et Sèvres). En revanche, Pra-Loup renoue avec la course qui s'y était rendue pour la dernière fois en 1980, cinq ans après la première visite et le mémorable succès de Bernard Thévenet. Quant au Mur de Huy, grimpé chaque année à l'occasion de la Flèche Wallonne, il n'avait encore jamais donné lieu au final d'une étape de la Grande Boucle.

LE RETOUR DES BONIFICATIONS. Christian Prudhomme, partisan du temps réel attribué aux coureurs, avait abandonné dès 2008 le principe des bonifications en temps aux arrivées d'étapes. L'édition 2015 revient sur ce principe pour la partie de plaine (10, 6 et 4 secondes aux trois premiers de la 2e à la 8e étape) afin de relancer l'intérêt de la lutte pour le maillot jaune dans la première moitié de course. "C'est un élément d'animation dès lors qu'on est en permanence dans la plaine", explique le directeur du Tour. Sans ces bonifications, les écarts prévisibles dans le contre-la-montre initial d'Utrecht auraient amené l'équipe du maillot jaune à "verrouiller" la course.

L'ALPE D'HUEZ PRES DE PARIS. A l'arrivée dans la station de l'Oisans, le samedi 25 juillet, les coureurs verront en arrière-plan la Tour Eiffel et les Champs-Elysées. Jamais encore la célébrissime montée alpestre n'avait été si proche de Paris, que le peloton ralliera le lendemain au prix d'un transfert aérien. Mais, ces dernières années, le Tour a déjà rejoint des sommets à la veille de l'arrivée: le Ventoux en 2009 et le Semnoz en 2013.

 

Les temps forts de cette 102e édition:

Utrecht (1re étape): l'unique contre-la-montre individuel de cette édition, 14 km. Un exercice de force athlétique, à l'adresse des rouleurs.

Huy (3e étape): la parole aux puncheurs. Le chemin des Chapelles, autre nom du Mur où est jugée l'arrivée de la Flèche Wallonne, ressemble à un calvaire.

Cambrai (4e étape): avec 13 km de pavés, répartis sur sept secteurs. Attention danger, même s'ils sont plus éloignés de l'arrivée qu'en 2014.

Mûr-de-Bretagne (8e étape): la trouvaille de 2011 a séduit. Le final (2 km à 6,9%) s'adresse aux grimpeurs mais aussi aux puncheurs.

Plumelec (9e étape): le contre-la-montre par équipes, tardif et réduit à 28 km, se termine au sommet de la côte de Cadoudal.

La Pierre-Saint-Martin (10e étape): une course de côte maxi-format (15,3 km à 7,4%) pour l'entrée dans les Pyrénées.

Plateau de Beille (12e étape): l'hommage à Casartelli dans le Portet d'Aspet pour commencer, la très difficile ascension de Beille pour finir.

Mende (14e étape): la raide montée Laurent Jalabert, pour rendre hommage au vainqueur de l'étape de 1995, précède de peu l'arrivée.

Pra-Loup (17e étape): la descente d'Allos, très technique, conduit directement à l'ascension finale. Quarante ans après l'exploit de Thévenet face à Merckx.

Saint-Jean-de-Maurienne (18e étape): le Glandon pour plat principal, la nouveauté des Lacets de Montvernier juste avant la conclusion.

La Toussuire (19e étape): une alternance de montées et descentes pour l'essentiel. La Croix-de-Fer et le Mollard avant la montée finale.

Alpe d'Huez (20e étape): le parcours 2011 (Télégraphe, Galibier, Alpe d'Huez) est repris. Pour un feu d'artifice des grimpeurs à la veille de l'arrivée.