Armée-WEF: Ueli Maurer promet davantage de transparence sur le budget

Ueli Maurer a promis qu'il apportera davantage de transparence sur le budget de l'armée pour le Forum économique mondiale (WEF).
07 août 2015, 11:14
/ Màj. le 20 oct. 2015 à 10:39
Après les critiques du Contrôle fédéral des finances (CDF) sur le budget de l'armée pour le Forum économique mondial (WEF), le ministre de la défense Ueli Maurer promet davantage de transparence.

Après les critiques du Contrôle fédéral des finances (CDF) sur le budget de l'armée pour le Forum économique mondial (WEF), le ministre de la défense Ueli Maurer promet davantage de transparence. Il a été "étonné" par le ton de la critique.

"Nous avons entretemps amélioré notre système de calcul", a assuré le conseiller fédéral samedi sur les ondes de la radio publique alémanique. Les cas pointés par le CDF sont des "zones grises" dans lesquelles la répartition des coûts entre canton et Confédération est difficile, a-t-il expliqué.

Il a ajouté que ces questions seront clarifiées dans le message aux Chambres fédérales pour l'engagement de l'armée au Forum dès 2015. D'ici là, aucune grosse modification ne sera possible, explique Ueli Maurer. Le Parlement a en effet accepté en automne dernier de prolonger l'assistance de l'armée aux autorités grisonnes avec un effectif annuel de maximum 5000 soldats pour la période 2013-2015.

Dans son rapport annuel publié jeudi, le Contrôle des finances a critiqué l'absence de budget transparent et compréhensible de l'armée pour son engagement lors du WEF en 2011.

Etonné du ton

Il y avait certes un contrat pour des prestations de service et des loyers. Mais les coûts définis par le canton des Grisons avec la Confédération n'ont été que partiellement facturés. Les frais prouvés liés au Forum 2011 se montent à 40 millions de francs pour la Confédération.

Ueli Maurer s'est dit "étonné du ton de la critique" dans le rapport annuel de la CDF. D'autant plus que la facturation des tâches de l'armée pendant le Forum a été "absolument en ordre" pendant dix ans.

Et le conseiller fédéral de souligner dans l'interview radiophonique les difficultés d'établir le budget: "Six mois avant le début de l'engagement, nous ne savons pas combien de neige il y aura, combien de gens seront effectivement déployés ni combien de véhicules seront utilisés".