Bernard Rappaz risque jusqu'à 28 mois de prison.

Le procès en appel de Bernard Rappaz s'est ouvert mardi matin devant le Tribunal cantonal à Sion. Le verdict sera rendu ultérieurement.
06 août 2015, 09:36
/ Màj. le 20 oct. 2015 à 10:39
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Le Tribunal cantonal jugeait aujourd’hui en appel à Sion le trafiquant de chanvre et de haschisch Bernard Rappaz pour faux dans les titres, soustraction d'objets mis sous main de l'autorité, blanchiment d'argent et violation grave de la loi sur les stupéfiants, entre 2002 et 2006.L’accusé purge actuellement une peine de cinq ans et huit mois pour des faits similaires remontant à 1997 - 2001.

Le Ministère public, qui parle de "haute criminalité", a demandé, comme en première instance, une peine de 28 mois de prison pour ce récidiviste. Ce qui porterait sa peine totale à huit ans.

Avocat de la défense, Me Aba Neeman a une nouvelle fois estimé que la justice s'acharne sur le militant Bernard Rappaz, et que les clients accusateurs du chanvrier ne sont pas crédibles. Il a demandé que les faits reprochés soient compris dans les cinq ans et huit mois de la première condamnation et qu'aucune peine supplémentaire ne soit infligée.

En première instance en avril 2011, le Tribunal d'arrondissement de Martigny avait infligé une peine ferme d’un an de prison au chanvrier Bernard Rappaz et 68'000 francs de frais de justice. Le chanvrier était rejugé aujourd’hui à sa demande, mais le Ministère public ayant fait un appel conjoint, il peut voir sa peine réduite ou alourdie.

Le trafic reproché au chanvrier pour cette seconde affaire concerne 260 kg de haschich, une centaine de kg de chanvre, des milliers de graines. Pour un chiffre d’affaires minimum de 1,3 millions de francs. Le verdict sera rendu ultérieurement.