Berne accueille 180 spécialistes de la violence de genre

Le Congrès national doit permettre ce vendredi à 180 spécialistes de toute la Suisse d'échanger leurs expériences sur la violence domestique, les mutilations génitales, les mariages forcés ou autres traite d'êtres humains.
07 août 2015, 12:03
/ Màj. le 20 oct. 2015 à 10:39
Violence domestique, mutilations génitales, mariages forcés, traite d'êtres humains: la violence de genre adopte plusieurs formes. Le Congrès national doit permettre vendredi à Berne à 180 spécialistes de toute la Suisse d'échanger leurs expériences.

Violence domestique, mutilations génitales, mariages forcés, traite d'êtres humains: la violence de genre adopte plusieurs formes. Le Congrès national doit permettre vendredi à Berne à 180 spécialistes de toute la Suisse d'échanger leurs expériences et connaissances dans le domaine.

La rencontre doit aussi permettre aux experts d'analyser les chances et défis que les conventions internationales recèlent pour la lutte contre le phénomène en Suisse. Organisée conjointement par le Département fédéral de l'intérieur (DFI) et celui des affaires étrangères (DFAE), la rencontre a été ouverte par un discours du patron du DFI Alain Berset.

Le conseiller fédéral a exposé la façon avec laquelle la Suisse s'engage dans la prévention et le combat contre la violence de genre. Le secrétaire général du DFAE Benno Bättig a renchéri que les droits de la femme constituent également une priorité de la politique des droits humains menée par ses services.

Mais les droits de la femme ne sont pas violés qu'à l'étranger. C'est aussi le cas en Suisse. Il faut donc des mesures ciblées et un cadre légal, a poursuivi M. Bättig.

La Suisse a signé puis ratifié plusieurs traités internationaux, à l'instar de la Convention sur l'élimination de toutes les formes de discrimination à l'égard des femmes (CEDEF). Elle s'est donc engagée à prévenir et agir contre la violence domestique, la traite des êtres humains, la prostitution forcée, les mutilations génitales et les mariages forcés.