Colère générale contre un "coach en séduction" suisse

Un expert en séduction suisse, basé aux Etats-Unis, suscite la colère des Anglais, choqués par le "discours sexiste odieux" du coach.
07 août 2015, 14:27
/ Màj. le 20 oct. 2015 à 10:39
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Les appels se multiplient au Royaume-Uni pour interdire de séjour un "coach en séduction", basé aux Etats-Unis et accusé de promouvoir un "discours sexiste odieux". La vidéo tournée au Japon par ce jeune Suisse de 25 ans a beaucoup choqué.

Alors qu'une pétition a déjà rassemblé plus de 120'000 signatures, la secrétaire d'Etat à l'Intérieur, Lynne Featherstone, a demandé samedi au gouvernement de refuser un visa au coach qui a prévu de tenir une conférence en Grande-Bretagne le 21 novembre.

Il organise des séminaires dans le monde entier pour "apprendre" aux hommes comment séduire une femme. La vidéo de l'une de ses conférences, où il explique comment un "homme blanc" peut facilement coucher avec des Japonaises, a fait le tour d'Internet et choqué de nombreuses personnes à travers le monde. Dans cette vidéo, on voit le coach à l'oeuvre, en train de plaquer la tête de jeunes Japonaises contre son entrejambe et de les attraper par le cou.

Persona non grata

Le tollé provoqué par la diffusion de ces images a conduit l'Australie, où il devait se produire la semaine dernière, à annuler son visa, obligeant le jeune homme à quitter précipitamment le pays.

Le Canada aussi réfléchit à interdire l'entrée au coach qui, selon le site internet de son entreprise Real Social Dynamics, aurait fait ses études dans une "université prestigieuse en Suisse" avant d'émigrer à Los Angeles.

Plus de 122'000 signatures contre lui

"Je suis convaincue que les cas d'intimidation et de harcèlement sexuels vont augmenter au Royaume-Uni s'il est autorisé à s'y produire", a déclaré Lynne Featherstone au "Guardian" en demandant à la ministre de l'Intérieur, Theresa May, d'intervenir. Une pétition de change.org avait rassemblé plus de 122'000 signatures samedi. "Autoriser cet homme à entrer dans le pays légitimerait les agressions sexuelles et la prédation", dit la pétition