Delémont: les gens du voyage laissent le terrain dans un état correct

Le commissaire de la police du canton du Jura a constaté que les gens du voyage avaient laissé le terrain qu'ils occupaient illégalement à Delémont dans un état plus que correct.
07 août 2015, 11:43
/ Màj. le 20 oct. 2015 à 10:39
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Les gens du voyage ont quitté dimanche comme convenu le terrain qu'ils occupaient illégalement au sud de la gare de Delémont. Le champ sur lequel étaient installées une quarantaine de caravanes n'a pas été souillé. La plupart des déchets ont été ramassés. 

"Le terrain était dans un état plus que correct", a indiqué lundi le commissaire de la police municipale Gilles Loutenbach. Il n'a pas constaté d'excréments sur l'emplacement où ont séjourné durant une semaine plus d'une centaine de personnes comme cela a par exemple été le cas à Collombey-Muraz (VS) en 2012.

Benne remplie 

La police municipale delémontaine a juste retrouvé du papier près d'un ruisseau à proximité du camp des gens du voyage. En revanche, la benne qui avait été louée était remplie d'ordures et de déchets. "On a eu des interlocuteurs corrects", a souligné le commissaire, ajoutant que les deux parties ont rempli leur partie du contrat. 

Les gens du voyage ont quitté l'emplacement avant le délai fixé à dimanche 14h30 d'entente avec les autorités. Les voitures et les caravanes ont pris la route vers 13h45. Pour le commissaire de police, ils ont tenu leurs engagements. 

Un arrangement avait été trouvé entre le propriétaire du champ et des gens du voyage vendredi. Les nomades ont indemnisé l'agriculteur qui a en contrepartie retiré sa plainte pénale. 

Place d'accueil

Ces gens du voyage avaient installé leur campement le 17 août sans autorisation sur un champ situé au sud de la gare de Delémont, près du comptoir delémontain. Ils avaient choisi cet emplacement car l'aire d'accueil de Bassecourt affichait complet. 

La situation pourrait devenir encore plus critique. L'emplacement de Bassecourt sera transformé en aire de repos de la Transjurane A16. L'Etat cherche un nouveau lieu d'accueil pour les gens du voyage afin d'éviter des campements sauvages qui pourraient à nouveau déchaîner les passions.