Drame de Pfäffikon: 5 ans de prison pour le jeune homme qui avait tué son père

Une peine de cinq ans de prison pour meurtre passionnel a été prononcée à l'encontre du jeune homme qui avait tué son père en mars 2015 dans le canton de Zurich. Le comportement du père à l'encontre de son fils a pesé dans la balance.
04 nov. 2016, 17:42
/ Màj. le 04 nov. 2016 à 17:43
Le jugement du Tribunal de district de Pfäffikon (ZH) est plus clément encore que ne l'espérait l'avocat de l'accusé.

Le jeune homme de 21 ans qui avait tué son père en mars 2015 à Pfäffikon (ZH) écope d'une peine de cinq ans de prison pour meurtre passionnel. Le prévenu avait abattu la victime âgée de 57 ans d'une balle dans la tête par-derrière à bout portant. Il s'était ensuite rendu aussitôt à la police.

Le jugement du Tribunal de district de Pfäffikon (ZH) est plus clément encore que ne l'espérait l'avocat de l'accusé. Ce dernier s'est dit "soulagé" face aux médias. Il avait demandé que la peine ne dépasse pas dix ans de prison alors que son client estimait lui-même qu'il méritait d'être lourdement puni.

Apprenti suicidaire et en difficulté

Les faits remontent au 31 mars 2015. Agé de 19 ans, le jeune homme vit alors dans l'appartement de son père, après que sa mère, alcoolique depuis le divorce des parents, est morte sept ans plus tôt. Poursuivi par des pensées suicidaires, il souffre de problèmes psychiques.

Apprenti-réparateur de vélo, le fils se débrouille bien au travail, mais peine à l'école professionnelle. Son père, ancien rédacteur à la NZZ, s'en désintéresse davantage qu'il ne le soutient, déclarera l'accusé. Paniqué par l'arrivée des examens, le jeune homme est pris de nausées.

Insulté et moqué par son père

Le matin du drame, il reste à la maison après s'être excusé auprès de son professeur. Lorsque son père s'en rend compte, il se rue dans la chambre de son fils endormi, le secoue, l'insulte et lui assène plusieurs gifles avant de lui ordonner de se rendre chez le médecin.

L'après-midi, le médecin diagnostique des troubles gastriques dus à des problèmes psychiques et recommande au jeune homme de parler de sa peur des examens à son père. Lorsque le fils tente de se confier à son père, ce dernier se moque de lui et le traite de "mauviette", de "vaurien" et le compare à sa mère.

Le jeune homme se réfugie alors en pleurs dans sa chambre avant de se rendre dans celle de son père pour s'emparer du pistolet de ce dernier. Après avoir chargé l'arme, il se rend discrètement dans le salon, où son père regarde la télévision, assis dans un fauteuil. Il se place derrière lui et l'abat d'une balle dans la tête avant de se rendre immédiatement à la police.