Droits humains - Plus de 200 Tibétains manifestent à Genève

Plus de 200 Tibétains de Suisse et sympathisants ont manifesté aujourd'hui à Genève pour dénoncer la répression chinoise.
06 août 2015, 10:01
/ Màj. le 20 oct. 2015 à 10:39
Les manifestants demandent à l'ONU d'agir pour que la Chine cesse le génocide au Tibet.

 

Drapeaux Tibétains au vent, près de 200 manifestants se sont rassemblés d'abord devant le Palais Wilson de Genève, siège du Haut Commissariat aux droits de l'homme, avant de se rendre sur la place des Nations devant le siège de l'ONU. Ils demandent à l'ONU d'envoyer une mission d'enquête au Tibet. 

"La Chine doit arrêter le génocide au Tibet", "Libérez le Panchem Lama", affirmaient des banderoles. Les manifestants ont chanté en choeur: "Nous vaincrons, nous vaincrons un jour (...). Nous vivrons en paix (...) Le Tibet sera libre, le Tibet sera libre un jour".

Depuis un an, les responsables de la Communauté tibétaine de Suisse et du Liechtenstein ont multiplié les appels dans le cadre d'une campagne demandant aux Nations Unies d'envoyer une commission d'enquête indépendante au Tibet. "Cependant, aucun de ces appels n'ont incité l'ONU à agir", a constaté la Communauté tibétaine de Suisse dans un communiqué.

Dégradation

"La situation des droits humains au Tibet s'est dégradée encore plus depuis le début de cette campagne. Les Tibétains doivent endurer un déni total de leurs droits les plus élémentaires, alors que le gouvernement chinois continue à imposer des mesures de répression extrêmes. Au lieu d'entendre les demandes légitimes des protestataires, les autorités chinoises utilisent la force pour les supprimer", a affirmé la Communauté tibétaine de Suisse.

Elle demande à l'ONU d'intervenir auprès de la Chine pour que Pékin "respecte les droits des Tibétains à la liberté de religion, d'expression et de réunion, garantisse l'égalité des nationalités et celle des langues, cesse l'utilisation de la torture et le génocide culturel".

La Chine doit aussi "libèrer tous les prisonniers politiques ainsi que le Panchem Lama, autoriser un accès sans entraves aux médias, aux diplomates étrangers et aux experts de l'ONU et reprendre le dialogue avec les représentants tibétains pour trouver une solution amiable aux problèmes politiques de longue date".