Fédérales 2015: une fille de Christoph Blocher convoite le Conseil national

Magdalena Martullo-Blocher, fille du tribun zurichois Christoph Blocher, sera inscrite sur une liste de l'UDC grisonne pour le Conseil national en automne.
07 août 2015, 15:19
/ Màj. le 20 oct. 2015 à 10:39
Magdalena Martullo-Blocher

Magdalena Martullo-Blocher, directrice générale du groupe EMS-Chemie et fille de l'ancien conseiller fédéral Christoph Blocher, convoite un siège sous la Coupole fédérale. Elle sera inscrite sur une liste de l'UDC grisonne pour le Conseil national en automne.

Mme Martullo-Blocher intégrera l'une des deux listes de la section, précise l'UDC dans un communiqué parvenu tôt lundi. Le parti souligne qu'en tant que patronne et actionnaire majoritaire du fabricant de spécialités chimiques EMS-Chemie, l'une des plus grosses entreprises sises aux Grisons, la femme de 45 ans connaît au mieux la situation et les enjeux de l'économie du canton.

"La politique fédérale actuelle se caractérise par sa superficialité et des décisions précipitées et inconsidérées. L'excès de régulation et la croissance effrénée de l'Etat pénalisent l'économie suisse, mais aussi chacun d'entre nous", déclare la fille du tribun zurichois dans le communiqué.

Elle habitera dans le canton de Zurich

Magdalena Martullo-Blocher entend conserver ses fonctions au sein de son entreprise en cas d'élection. Elle compte bien maintenir son domicile à Meilen (ZH), au bord du lac de Zurich, bien qu'elle vise la représentation du canton des Grisons à Berne.

La candidate justifie cette volonté par ses obligations envers sa société EMS-Chemie. Les affaires internationales du groupe sont gérées depuis le canton de Zurich, a-t-elle souligné devant les médias réunis à Coire, tout en reconnaissant que cette situation ne l'avantageait pas.

Changement d'avis

Mme Martullo-Blocher a dans le passé régulièrement exprimé ses opinions politiques, mais toujours refusé d'assumer un mandat. En février dernier, elle avait encore déclaré dans les médias que le temps lui manquait pour siéger sous la Coupole bernoise.

Apparemment, les choses ont changé. Le canton des Grisons doit se faire davantage entendre et la politique fédérale a besoin des connaissances spécifiques d'une entrepreneuse, car les bonnes décisions sont rarement prises dans certains dossiers difficiles, estime-t-elle.