Forfaits fiscaux: coup d'envoi de la campagne romande en faveur de l'initiative

L'initiative de La Gauche "Halte aux privilèges fiscaux des millionnaires" sera soumise au peuple le 30 novembre prochain. Le comité pour le oui a lancé sa campagne romande jeudi.
07 août 2015, 14:21
/ Màj. le 20 oct. 2015 à 10:39
Frederic Charpie, ancien secretaire national de La Gauche et coordinateur BE-JU- NE, parle lors d'une conference de presse du comite d'initiative pour la suppression des forfaits fiscaux ce jeudi 23 octobre 2014 a Lausanne. Le peuple Suisse est appele a voter sur  l'initiative populaire federale "Halte aux privileges fiscaux des millionnaires (abolition des forfaits fiscaux) le prochain 30 novembre. (KEYSTONE/Laurent Gillieron)

Le comité d'initiative pour l'abolition des forfaits fiscaux a lancé jeudi sa campagne romande. Selon lui, leur suppression ne videra pas les caisses étatiques. Preuve en est l'exemple zurichois, un canton qui a accru sa richesse depuis la disparition des forfaits, martèlent les initiants.

Soumise en votation le 30 novembre, l'initiative de La Gauche "Halte aux privilèges fiscaux des millionnaires" a déjà provoqué une réaction unie de la droite mardi. Ses opposants ont évoqué la perte de millions de recettes et de 22'000 emplois en cas d'acceptation du texte.

Que nenni, a tenu à rétorquer jeudi le comité d'initiative. "Nos adversaires ont décidé d'avancer des chiffres ubuesques", s'est insurgé Frédéric Charpié, ancien secrétaire national de La Gauche. Et de parler "d'une espèce de grosse tartufferie" s'agissant de la disparition de 22'000 emplois.

Zurich y gagne

De l'avis des initiants, l'exemple zurichois démontre que la suppression de ces privilèges, votée en 2009, a même accru la richesse du canton. Deux ans après son entrée en vigueur, environ la moitié des bénéficiaires étrangers (99 sur 201) sont certes partis mais ceux restants, en payant l'impôt normal, ont augmenté les rentrées.

"Par ailleurs, de nouvelles personnes riches, qui ne bénéficient pas de ces privilèges fiscaux, sont venues s'installer dans le canton", a précisé Larry Sarrasin du POP. Les craintes évoquées sont donc infondées, estiment les partisans du oui.