Gestionnaire de fortune genevois impliqué dans un trafic de coke

Le tribunal pénal fédéral juge ce lundi un gestionnaire de fortune genevois qui serait impliqué dans un trafic de cocaïne de grande échelle. L'homme serait de plus lié à des trafiquants espagnols.
06 août 2015, 14:44
/ Màj. le 20 oct. 2015 à 10:39
coke

Un gestionnaire de fortune genevois comparaît lundi devant le Tribunal pénal fédéral (TPF) à Bellinzone. Il est accusé de soutien à une organisation criminelle, de blanchiment d'argent, de faux dans les titres et d'infractions à la loi sur les stupéfiants.

Agé de 52 ans, ce gestionnaire indépendant aurait aidé à organiser le transport, par voie maritime, de deux tonnes de cocaïne provenant de Colombie. Il est accusé d'avoir collaboré avec des trafiquants espagnols, qui assuraient l'acheminement de la coke par bateau de sur les côtes de Galice, généralement sur des criques isolées.
 
Selon l'acte d'accusation du Ministère public de la Confédération, le quinquagénaire aurait ainsi "durablement et activement" soutenu, entre 1997 et 2004, l'une des plus importantes organisations de trafiquants espagnols.
 
Il aurait en particulier travaillé pour l'un des caïds de ce réseau, un armateur suspecté de s'être livré à large échelle à la contrebande de tabac et de drogue, avec des bateaux lui appartenant ou qu'il avait fait fabriquer sur son propre chantier naval.
 
Le Genevois est accusé par le MPC d'avoir mis en place "des structures opaques, de type off-shore pour occulter la véritable identité des membres du réseau". Il lui est aussi reproché d'avoir blanchi l'argent des trafiquants de coke auprès de banques genevoises.
 
Dans les bureaux de sa société, le quinquagénaire aurait aussi rédigé des contrats de prêt fictifs et antidatés pour masquer la provenance de transferts de fonds entre l'Espagne et la Suisse, ceci pour des montants de plusieurs millions de francs.
 
De plus, l'accusé aurait garanti la disponibilité d'un bateau destiné au transport de la marchandise, en établissant les documents nécessaires. La Cour des affaires pénales du TPF, qui juge lundi le gestionnaire, a indiqué qu'elle rendra son verdict le 25 octobre prochain.