"Grande tristesse" de l'école d'Heverlee après la tragédie à Sierre

L'école primaire Sint-Lambertus d'Heverlee, dans le centre de la Belgique, était sous le choc mercredi, après le tragique accident de car qui a fait 28 tués à Sierre.
05 août 2015, 15:54
/ Màj. le 20 oct. 2015 à 10:39
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Vingt-quatre enfants de 11 ou 12 ans, leur instituteur et une monitrice de l'école catholique se trouvaient à bord du bus.

L'instituteur et la monitrice sont décédés dans l'accident, a expliqué le curé de l'école, le père Dirk De Gendt, présent à l'école depuis le début de la matinée pour soutenir les parents et les élèves.

L'instituteur était une personne "très dynamique", a expliqué une membre de la direction de l'école, en parlant d'une "grande tristesse" au sein de l'établissement.

Des 24 élèves de Sint-Lambertus, "16 ont des blessures diverses, des fractures des bras ou des jambes, mais ils sont vivants", tandis qu'il n'y a "pas de nouvelles" des huit autres, a expliqué le père De Gendt. Il connaît bien la plupart des enfants, qui préparaient avec lui leur communion solennelle.

L'accident de l'autocar qui avait 52 personnes à bord, a fait au total 28 tués, six adultes (dont les deux chauffeurs) et 22 enfants. Les autres victimes venaient d'une école de Lommel, près de la frontière néerlandaise. Ces vacances à la neige étaient organisées par l'enseignement catholique flamand.

Parents avertis par téléphone

Les premiers parents de l'école d'Heverlee, prévenus par téléphone, sont arrivés vers 07h00 à l'école. Certains sont repartis à la maison chercher un bagage pour se rendre à l'aéroport militaire de Melsbroek, près de Bruxelles, avant de gagner la Suisse.

Des parents, le visage fermé, retournaient à l'école muni d'une petite valise ou d'un sac de voyage, a constaté un journaliste de l'AFP. Ils ont retrouvé les autres parents, ainsi que le bourgmestre (maire) de Louvain à l'intérieur de l'école.

"Les parents qui savent que leur enfant est vivant sont soulagés, mais pour les autres c'est terrible. Ils sont là, assis à l'intérieur, sans savoir grand-chose", a également dit le père De Gendt. Un membre de la direction devait accompagner les proches en Suisse.

Les autres élèves, dont des petits frères et soeurs des victimes, ont repris les cours, "parce que c'est mieux de continuer une vie normale plutôt que de rester sans rien faire", a expliqué le père De Gendt. Une cellule psychologique a été mise à disposition des proches des victimes au sein de l'école.

"C'est un jour tragique pour toute la Belgique", avait déclaré plus tôt dans la matinée le Premier ministre belge, Elio Di Rupo. Le roi Albert II s'est également déclaré profondément choqué.