Grève pour les employés des laboratoires Harlan

Leur entreprise menacée de fermeture, les employés de Harlan Laboratories Switzerland, ont fait grève pendant une heure et demie lundi. Leur requête:un prolongement de la procédure de consultation
07 août 2015, 14:19
/ Màj. le 20 oct. 2015 à 10:39
Les employés d'Harlan Laboratories Switzerland ont fait grève lundi après-midi.

 Les employés de la société de recherche contractuelle Harlan Laboratories Switzerland, menacée de fermeture, ont observé une grève d'avertissement lundi, à Itingen, dans le canton de Bâle-Campagne, exigeant un prolongement de la procédure de consultation. Une septantaine d'entre eux a également demandé davantage de soutien de la part du canton devant le siège du gouvernement, à Liestal.

"Nous nous battons pour nos places de travail", pouvait-on lire sur des banderoles. La société compte plus de 220 emplois. Selon le syndicat Unia, la grève d'avertissement a duré une heure et demie.

Les manifestants ont été accueillis par le ministre de l'économie de Bâle-Campagne Thomas Weber. Un porte-parole d'Unia a réclamé un soutien au travers des emplois cantonaux: l'Office cantonal des arts et métiers et du travail (Kiga) est, certes, prêt à intervenir, mais le canton doit prendre parti pour le maintien de l'entreprise, a-t-il dit.

Le Kiga a plaidé auprès de l'entreprise pour une période de consultation plus longue et a proposé de participer aux discussions. La décision sur l'avenir du site dépend toutefois de Harlan, a expliqué Thomas Weber.

Fin du délai mardi

La période de consultation de trois semaines s'achève mardi. Il y a peu de marge de manoeuvre pour une prolongation, a affirmé un porte-parole de l'entreprise.

Le groupe américain Harlan Laboratories a été racheté le 1er mai par le britannique Huntingdon Life Sciences (HLS). Mi-septembre, le nouveau propriétaire a annoncé vouloir fermer son site à Itingen.

Des mesures que HLS a justifiées par les conditions de marché difficiles pour la poursuite de la recherche contractuelle en Suisse. Le volume de commandes et les marges sont modestes et une amélioration durable n'est pas en vue, selon HLS.