Horizon Europe: «La Suisse n’a pas à être traitée plus mal qu’Israël ou les Iles Féroé»

Pour Guy Parmelin, président de la Confédération, la porte du programme de recherche Horizon Europe n’est pas fermée, même s’il admet qu’il s’agit d’une décision politique de l’UE. De son côté, le président de l’EPFL Martin Vetterli se dit inquiet.
26 juin 2021, 08:24
/ Màj. le 26 juin 2021 à 08:24
Guy Parmelin estime que le programme de recherche est un accord dans le domaine de la coopération en matière de recherche.

Pour le président de la Confédération Guy Parmelin, il serait regrettable mais pas surprenant que la Suisse soit classée comme pays tiers dans le programme de recherche Horizon Europe. La porte n’est pas fermée, assure-t-il.

En décidant de rompre les négociations sur l’accord-cadre, le Conseil fédéral était conscient du risque que la Suisse soit reléguée au statut de pays tiers dans Horizon Europe, indique Guy Parmelin dans une interview publiée samedi dans la Schweiz am Wochenende. «Nous ne serions pas d’accord avec cela», ajoute-t-il.

Et de souligner qu’Horizon Europe n’est pas un accord d’accès au marché mais un accord dans le domaine de la coopération en matière de recherche. «Cela n’a donc rien à voir avec l’accord-cadre et il n’y a aucune raison pour que la Suisse soit traitée plus mal qu’Israël, les Îles Féroé ou d’autres Etats», avance le Vaudois, qui concède toutefois, qu’en dernière instance, il s’agit d’une décision politique de l’UE.

Notre objectif reste la pleine association à Horizon Europe.
Guy Parmelin, président de la Confédération

La porte d’Horizon Europe n’est toutefois pas fermée, note le ministre de l’économie. Dans l’intervalle, la Suisse financera directement la participation à des projets de recherche de l’UE par le biais du Département de l’économie. Six milliards de francs ont été réservés à cet effet, précise M. Parmelin. Et d’ajouter: «Notre objectif reste la pleine association à Horizon Europe».

Le Secrétariat d’Etat à la formation, à la recherche et à l’innovation (SEFRI) a indiqué vendredi que la Suisse ne fait pas partie des pays pour lesquels une association est prévue prochainement ou en cours de négociation. La Suisse est dans l’attente d’une information de la Commission européenne qui doit bientôt se prononcer sur les négociations en la matière.