Intégration: quelque 2000 réfugiés ont trouvé du travail en Suisse

Une bonne intégration des réfugiés passe par un accès au marché de l'emploi et une maîtrise de la langue. Ces deux axes ont été concrètement améliorés par un programme lancé en 2012.
03 nov. 2016, 12:20
/ Màj. le 03 nov. 2016 à 12:23
L'apprentissage de la langue en cours d'emploi s'est montrée efficace.

L'intégration professionnelle des requérants d'asile s'est renforcée en quatre ans. Confédération, cantons et employeurs ont pu trouver un emploi à 2000 réfugiés. En parallèle, les cours de langues axés sur la pratique et l'information se sont développés.

L'un des principaux objectifs de la Conférence tripartite sur les agglomérations (CTA), plate-forme regroupant Confédération, cantons, villes et communes, était d'améliorer d'ici 2016 la prise d'emploi des réfugiés. Le dialogue "Travailler - Donner sa chance" avec les milieux économiques, lancé en 2012, a permis des avancées concrètes, assure jeudi dans un communiqué le conseiller d'Etat bâlois Guy Morin, président de la CTA.

La plupart des buts définis ont été atteints, relève-t-il. La CTA s'était accordée avec l'Union patronale suisse, l'Union suisse des arts et métiers (usam), plusieurs associations professionnelles et des syndicats pour fixer 15 objectifs. Le succès tient à une collaboration plus étroite entre le secteur public et l'économie, souligne Mario Gattiker, secrétaire d'Etat aux migrations.

D'après lui, la réalisation de projets d'intégration concrets est plus fructueuse quand elle a lieu aux niveaux du canton et de la commune. Le dialogue à l'échelle nationale est toutefois utile pour lancer des campagnes d'information et de sensibilisation communes, qui peuvent être coordonnées par la Confédération.

250 cours de langue

En quatre ans, les services cantonaux et communaux ont pu développer leur offre: information plus complète aux employés et employeurs, cours de langue orientés davantage sur la pratique, création de points de contact pour les questions de discrimination ou prise de mesures ciblées pour l'insertion sur le marché du travail.

L'économie peut jouer un rôle actif, comme le montrent les cours de langue organisés par les partenaires sociaux, note l'usam. Grâce au projet "L'allemand sur le chantier", dans le secteur de la construction, les cours de langue gratuits, suivis pendant le temps libre et assortis d'une indemnité sur salaire, font désormais partie de l'offre régulière. La CTA compte 250 cours organisés depuis 2012.

Un autre projet a été introduit en septembre dans six cantons alémaniques. Il donne à des réfugiés la possibilité d'effectuer un stage de trois mois dans une entreprise de nettoyage, au cours duquel ils suivent un enseignement linguistique et professionnel. La formation est financée par le fonds paritaire. Le secteur en question emploie 95% de main-d'oeuvre étrangère.