L'Ecole suisse de ski de Nendaz célèbre ses cinquante ans d'existence

L'Ecole suisse de Ski (ESS) de Nendaz fête ses cinquante ans d'existence samedi.
05 août 2015, 15:52
/ Màj. le 20 oct. 2015 à 10:39
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Dirigée depuis bientôt  deux ans par Xavière Fournier, l’Ecole suisse de ski de Nendaz affiche une forme quasi olympique.

En effet, 22'000 demi-journées enfants, 4'140 demi-journées adultes aussi  en cours collectifs et 4'380 demi-journées en cours privés y sont réservées par hiver. L’effectif comprend 27 professeurs à la saison et jusqu’à 70 durant les semaines de très forte affluence. Aujourd’hui, les adultes prennent pourtant moins de leçons que par le passé, certainement parce que les pistes sont devenues «des vrais boulevards». De plus, le snowboard est en nette diminution puisque seuls quatre moniteurs de ce type de glisse sont à l’œuvre et ils doivent aussi être capables de dispenser des cours de carving.

Cette belle santé sera célébrée samedi avec une journée qui  réunira à Traoucet les anciens collaborateurs de l’ESS, leur entourage et la population nendette.

Des amis d’un demi-siècle

Rassemblés mardi matin au siège de l’ESS de Nendaz, Georges Mariéthoz, frère du 1er directeur, Jacques, Dédé Baeriswyl, 3ème directeur et toujours professeur de ski, Jean-Jé Filliez, 1er président se sont réunis avec Gaby Fournier, membre fondateur. Il y a cinquante ans, ils étaient en réalité sept copains qui «n’avaient pas de terrain de football, notre seul loisir était le ski qui fédérait la jeunesse.» «A l’époque, on montait sur le glacier, on avait peu et on était heureux», a commenté Georges Mariéthoz. «Au début n’étaient en fonction qu’une télécabine et deux téléskis, 2 heures d’enseignement ne coûtaient que 8 francs par adulte et 4 francs par enfant et le moniteur était payé selon le nombre d’élèves», s’est souvenu Jean-Jé Filliez. «Les débuts ont vraiment été difficiles mais on était tous très motivés» ont-ils ajouté. C’était la période de la technique O.K., on apprenait à appréhender les bosses», a expliqué Gaby Fournier. 

Les initiateurs étaient  talentueux. «Nous étions relativement à l’avant-garde, Jacques et Georges Mariéthoz faisaient partie de l’équipe suisse de démonstration lors de trois congrès internationaux», a relaté Jean-Jé Filliez. «De plus, Jacques à coaché les Néo-Zélandais aux Jeux de Grenoble avant que Jean-Pierre Fournier connaisse la gloire à la tête de notre équipe féminine lors des Championnats du monde de Crans-Montana en 1987.» L’aspect compétition a joué un grand rôle dans la qualité de cette école. Xavière Fournier a poursuivi  sur cette voie du succès puisqu’il y a quelques années elle remportait une médaille d’argent aux Championnat du monde des professeurs de ski.

Contacts très appréciés

«Nous étions des gens de la montagne, «un peu sauvages», le contact avec les élèves a été une belle ouverture, l’ambiance était extraordinaire», a commenté en souriant Georges Mariéthoz. Au fil des ans, des liens se sont  créés. Ainsi par exemple Dédé Baeriswyl a raconté qu’il enseigne le ski aux petits-enfants d’une ressortissante belge qu’il a eu comme élève en 1965 déjà. En 2012, ces spécialistes résument la philosophie qui  doit perdurer dans les rangs des professeurs de ski: celle d’ambassadeur de la station qui ont su s’adapter. «La technique est moins importante qu’avant. La clientèle  veut du ski-plaisir en premier lieu, elle désire des accompagnateurs et des animateurs», ont conclu ces compagnons de plus d’un demi-siècle.