L'initiative contre l'expérimentation animale a abouti

Interdire l'expérimentation animale. C'est l'objet de l'initiative qui vient d'aboutir et sur laquelle les Suisses seront donc appelés à voter prochainement. Le texte propose de remplacer la pratique actuelle par des méthodes alternatives plus éthiques et moins coûteuses.
12 avr. 2019, 14:39
/ Màj. le 12 avr. 2019 à 14:37
L'initiative prévoit aussi d'interdire le commerce, l'importation et l'exportation de produits faisant directement ou indirectement l'objet d'expérimentation animale ou humaine.

L'initiative populaire contre l'expérimentation animale et humaine a abouti. Après vérification, 123'640 des 124'277 signatures déposées sont valables, a constaté vendredi la Chancellerie fédérale.

L'initiative "Oui à l'interdiction de l'expérimentation animale et humaine - Oui aux approches de recherche qui favorisent la sécurité et le progrès" précise que l'expérimentation animale est considérée comme un mauvais traitement infligé aux animaux et peut constituer un crime.

Lancé en 2017 par des citoyens saint-gallois, le texte propose de remplacer la pratique actuelle par des méthodes alternatives plus éthiques et moins coûteuses. Ses promoteurs dénoncent des méthodes "peu transparentes" qui causent des "souffrances inutiles aux animaux" et dont le succès n'est pas garanti.

L'initiative prévoit aussi d'interdire le commerce, l'importation et l'exportation de produits faisant directement ou indirectement l'objet d'expérimentation animale ou humaine. Elle est soutenue par quelque 80 organisations.

Le nombre d'expérimentations animales baisse régulièrement en Suisse. Elles s'élevaient encore à deux millions en 1983, mais plus qu'à 615'000 l'an dernier. L'Office fédéral de la sécurité alimentaire et des affaires vétérinaires (OSAV) affirme que "les expériences sur les animaux ne sont admises que si aucune alternative n’est disponible".