La Suisse financera directement les chercheurs d’Horizon Europe

Les chercheurs suisses ne peuvent plus recevoir de financement européen depuis l’abandon des négociations sur l’accord-cadre. Le Conseil fédéral a décidé mercredi de leur octroyer un financement du Secrétariat d’Etat à la formation. Plus de 400 millions de francs sont prévus pour 2021.
20 oct. 2021, 13:04
/ Màj. le 20 oct. 2021 à 13:04
Releguée au rang d’Etat tiers à la suite de l’abandon des négociations sur l’accord-cadre, la Suisse est désormais exclue des programmes de recherche européens.

Les chercheurs suisses qui participent à Horizon Europe seront directement financés par la Suisse. Le Conseil fédéral a autorisé mercredi les transferts de crédit nécessaires.

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La Suisse est considérée comme un pays tiers non associé pour la participation au programme-cadre de recherche et d’innovation de l’UE «Horizon Europe» et aux programmes qui y sont liés. Ce statut permet aux chercheurs suisses de participer à la plupart des projets collaboratifs, soit environ deux tiers du programme. Ils n’obtiennent toutefois pas de financement européen.

Le financement sera assuré par le Secrétariat d’Etat à la formation, à la recherche et à l’innovation (SEFRI). Un peu plus de 400 millions de francs sont prévus à cet effet pour 2021. Les crédits ont été engagés mercredi.



Le Département fédéral de la formation et de la recherche a également été chargé d’examiner, avec le Département fédéral des finances, si d’autres mesures complémentaires ou de remplacement étaient nécessaires pour renforcer le pôle suisse de recherche. Celles-ci seraient appliquées si aucune association n’est possible à long terme.

Plus de six milliards

Berne aspire à une pleine participation à l’ensemble du paquet Horizon avec le statut d’Etat associé. L’UE continue à examiner l’association de la Suisse dans le contexte global des relations entre la Suisse et l’UE. Les négociations ne sont cependant pas possibles pour l’instant.

En décembre, le Parlement a adopté un montant de 6,15 milliards pour sept ans à cette fin. Il couvre les contributions obligatoires présumées (5,423 milliards de francs), ainsi qu’une réserve (614 millions) au cas où les contributions obligatoires seraient supérieures aux estimations.