La Swisscoy au Kosovo jusqu'en 2017

Les militaires suisses devraient continuer d'oeuvrer à la stabilité du Kosovo jusqu'à fin 2017. Le National s'est prononcé jeudi sur le sujet.
07 août 2015, 13:29
/ Màj. le 20 oct. 2015 à 10:39
133345990

Le National a accepté jeudi par 116 voix contre 52 de proroger l’engagement de la Swisscoy au sein de la Force multinationale KFOR, passant outre l'opposition de l'UDC. Le Conseil des Etats doit encore se prononcer.

Théoriquement, Berne peut, en tout temps, mettre fin à cette mission qui a débuté en 1999, et pour laquelle quelque 5'400 militaires suisses se sont rendus volontairement au Kosovo. Selon le ministre de la défense Ueli Maurer, il ne faut toutefois pas s'attendre à un retrait ces prochaines années.

Depuis 2002, les soldats helvétiques peuvent être armés pour leur autodéfense. L’effectif maximal du contingent sera désormais porté de 220 à 235 soldats. L'UDC s'est battu en vain contre cette augmentation. En contrepartie, le Conseil fédéral ne pourra plus augmenter de son propre chef cet effectif de 80 militaires pendant douze mois, mais seulement de 60 militaires pendant quatre mois.

Quinze ans après l’intervention militaire de la KFOR et six ans après la déclaration unilatérale d’indépendance, la situation s'est relativement calmée au Kosovo, à l'exception du nord. Le pays doit en outre encore affronter des problèmes de criminalité et une situation économique très difficile, a rappelé Pierre-Alain Fridez (PS/JU) au nom de la commission.

Le contingent suisse assure des services de base. La présence des militaires helvétiques est très appréciée et la population leur témoigne une grande confiance, a ajouté Roland Fischer (PVL/LU). Participer à la stabilité de la région, c'est aussi un moyen d'éviter une émigration vers la Suisse, ont relevé plusieurs orateurs à l'attention de l'UDC.

La droite dure n'a rien voulu entendre. Pour elle, la Suisse, pays neutre, a été trop longtemps présente au Kosovo sans rien y gagner. La proposition de faire de cette prolongation la dernière a été repoussée par 118 contre 50. Comme pour chaque engagement de la Swisscoy, la gauche pacifiste a aussi manifesté son scepticisme.