"La vitesse du car était inférieure à la vitesse autorisée"

La vitesse n'est pas en cause dans l'accident qui a coûté la vie à 28 personnes mardi soir à Sierre. Les hypothèses restent donc la défaillance technique ou éventuellement un malaise selon le premier procureur du Valais central.
05 août 2015, 15:55
/ Màj. le 20 oct. 2015 à 10:39
elsig22

16h30 La conférence de presse est terminée.

16h22 Les questions des journalistes commencent.

On demande à Christian Varone comment il a vécu la cérémonie de ce matin. «Nous avons tout fait pour rendre le plus digne possible le départ de ces malheureuses victimes vers leur pays. Chaque minute était remplie d’émotion, pour nous tous, je peux vous l’assurer, ces 72 heures ont été très éprouvantes.»

Qu'en était-il de l'état du chauffeur avant l'accident ? «A priori, la fatigue n’est pas un élément déterminant dans cet accident» répond Olivier Elsig.

«Nous avons reçu beaucoup de messages de remerciements de la part des familles », assure Florence Renggli. «Vous vous êtes occupés de nos enfants comme s’il s’agissait de vos enfants. Merci pour cela.»

« La venue des enfants de Viège qui ont voulu à tout prix venir voir leurs amis à l’hôpital de Sion était un moment très très émouvant pour l’ensemble du personnel hospitalier », déclare encore Florence Renggli.

A une journaliste belge qui voulait savoir si on voyait les gestes du chauffeur sur la vidéo, Olivier Elsig répond qu’il a communiqué tout ce qui était possible à ce sujet et qu’il ne pouvait en dire plus pour le moment.

16h20 Florence Renggli: "L’Hôpital du Valais a pris en charge 23 patients, trois ont été transférés au CHUV à Lausanne, un à Berne. Aujourd’hui, l’ensemble des enfants qui étaient dans les hôpitaux valaisans ont été transférés en Belgique. Transferts médicalisés car ils devaient rester couchés, il fallait s’assurer que le voyage garantisse toutes les normes vitales. L’enfant qui est à Berne n’est plus en danger. Son transfert devrait être organisé ce week-end. En ce qui concerne les 3 enfants du CHUV à Lausanne, à l’arrivée, 2 patientes souffraient de multiples fractures et de traumatismes crâniens. Elles sont encore maintenues dans un coma artificiel. La 3ème en est heureusement sortie. Un rapatriement n’est pas encore possible pour l’instant. Les familles sont à leur chevet et ne désirent pas communiquer."

16h17 Olivier Elsig poursuit: "Les premiers examens du tachygraphe montrent que la vitesse était inférieure à la vitesse autorisée. La vitesse ne serait pas une cause de l’accident. L’expertise du véhicule permettra de déceler une éventuelle cause technique. La police cantonale a auditionné la plupart des conducteurs de véhicules ayant croisé auparavant le bus. Les enfants en état d’être entendu l’ont été. L’état de choc des enfants nous incite à avancer avec prudence. Aucun des témoignages en possession de la justice n’évoque la thèse du CD. Le conducteur n’avait pas d’alcool. Aucun élément pour l’instant ne permet de penser à une défaillance cardiaque ou autre malaise. D’autres résultats sont attendus de l’autopsie. La mort du chauffeur est due au choc. Les hypothèses restent donc la défaillance technique ou éventuellement un malaise. Aucune piste n’est privilégiée. Dès que d’autres résultats seront connus, ils seront annoncés en premier aux familles, puis à la presse."

16h12  Olivier Elsig déclare que les images vidéo du trajet dans le tunnel ne montrent aucune trace de choc précédent sur la chaussée ni aucune trace d’autres véhicules.

16h08 Au bout de 72 heures, l’effort des secouristes, sanitaires, pompiers, médecins et de la police est salué par Christian Varone. L’élan de solidarité de la population valaisanne et les offres spontanées qu’elle a présenté à la police mérite aussi un grand merci. Les officiels, la Présidente de la Confédération, le Premier Ministre belge, les politiques valaisans, tous ont été très touchés par la tragédie et ont voulu de leur mieux marquer le respect qui leur est dû aux familles.

16h06 Christian Varone rappelle les faits et le déroulement des opérations de secours. Beaucoup d’émotions dans sa voix.

16h00 La conférence de presse débute en présence de Christian Varone, commandant de la police, Olivier Elsig, premier procureur du Valais central, Florence Renggli, la cheffe de communication de l’Hôpital du Valais et Jean-Marie Bornet, chef information et prévention à la police cantonale. De nombreux journalistes sont là. Jean-Marie Bornet déclare que tout le team a encore eu une journée forte en émotions.