Lausanne: la «maison de paille» municipale est à visiter samedi

Lausanne a inauguré officiellement aujourd'hui le premier bâtiment public de Suisse construit en paille, terre et bois.
06 août 2015, 09:59
/ Màj. le 20 oct. 2015 à 10:39
Le bâtiment administratif entièrement bioclimatique en paille-terre-bois situé a l'entrée de l'établissement horticole de la Ville de Lausanne.

Entièrement bioclimatique, l'édifice accueille des bureaux,  une cafétéria et une salle de réunion du service des parcs et  domaines. Le public pourra visiter le bâtiment samedi lors d'une journée  portes ouvertes, a indiqué la Ville dans un communiqué. Une  exposition permanente y retrace les différentes étapes de la construction de cet édifice au volume modeste.

La «maison de paille» de deux étages, baptisée ECO46, a été construite entre avril et décembre 2011. Située à l'entrée de  l'Etablissement horticole rue du Chablais, la construction labellisée Minergie-ECO abrite les employés depuis quelques mois. L'investissement se monte à 1,8 million de francs, totalement  financé par le Fonds communal pour le développement durable.

Chantiers-formation

La sensibilisation des professionnels de la construction et du grand public à ces techniques de construction novatrices était un des buts du projet. Des chantiers-formation ont ainsi permis à différents corps de métier d'acquérir de nouveaux savoir-faire. Tout au long des travaux, des visites guidées et portes ouvertes ont accueilli un public curieux et intéressé.

Différents services de l'administration communale ont été sollicités pour produire et transformer les matières premières, fabriquer du mobilier ou réaliser les aménagements extérieurs. Les bottes de paille, qui forment la structure porteuse, proviennent d'une ferme de la Ville de Lausanne. Le bois de la charpente et des dalles est issu des forêts lausannoises.

Première expérience illégale

Ce projet constitue le prolongement de la «maison de paille» construite sans autorisation par un collectif lausannois en 2007. Cet édifice illégal avait brûlé en décembre 2007 alors que la  municipalité avait ordonné son évacuation. La ville avait refusé d'attribuer un nouveau terrain au collectif mais avait promis de soutenir ce mode de construction.