Le mariage "light" est bien accueilli par les partis à l'exception de l'UDC

Le mariage "light" a été bien accueilli par une majorité des partis politiques suisses. A l'exception de l'UDC met en garde conter une étatisation de la vie commune.
07 août 2015, 15:14
/ Màj. le 20 oct. 2015 à 10:39
Un étranger doit totaliser trois ans de mariage avec la même personne pour pouvoir prétendre au maintien de son autorisation de séjour après une séparation, selon le TF.

Le PS, les Verts et les Vert'libéraux se félicitent mercredi de la proposition du Conseil fédéral visant à rendre accessible le "mariage light". L'UDC en revanche rejette catégoriquement une telle formule qui étatiserait selon elle la vie commune.

"Les couples vivant ensemble depuis des décennies sans être mariés et les couples de même sexe sont injustement défavorisés", les mesures proposées par le gouvernement vont enfin permettre d'y mettre un terme, se réjouit le PS. La conseillère nationale zurichoise Jacqueline Fehr avait déposé un postulat en ce sens.

"L'heure est venue de passer à l'action", s'exclament les Verts. Pour ce faire, le parti propose d'instaurer un Secrétariat d'Etat pour la famille. Il veillera à coordonner et piloter les différentes politiques publiques dans ce domaine.

Mêmes chances pour tous

Il faut offrir à toutes les familles les mêmes chances en mettant en place congé parental, postes de travail à temps partiel pour les hommes, mariage et droit de l’adoption pour tous, écrit la vice-présidente des Verts Adèle Thorens.

Il est très réjouissant que le Conseil fédéral soutienne un droit de famille moderne, réagit pour sa part la Bernoise Kathrin Bertschy au nom des Vert'libéraux. Dans une initiative parlementaire, le parti avait demandé en 2013 déjà "le mariage pour tous" et la possibilité d'un partenariat enregistré pour tous les concubinages, rappelle-t-elle.

Famille traditionnelle menacée

Autre son de cloche du côté de l'UDC. Selon le parti conservateur, ces mesures conduiraient à une mise au pas et une étatisation de la vie commune, ainsi qu'à "un nouvel affaiblissement du mariage". Le Conseil fédéral poursuit ainsi l'objectif de faire disparaître la famille traditionnelle, relève l'UDC dans un communiqué.