Le personnel de Perreux mis hors de cause par la justice neuchâteloise

La justice neuchâteloise a classé la procédure pénale contre des membres du personnel de Perreux car elle n'a pu prouver que les requérants avaient été abusés.
07 août 2015, 11:58
/ Màj. le 20 oct. 2015 à 10:39
Centre de requérants d'asile de Perreux

Le Ministère public neuchâtelois a classé la procédure pénale contre huit collaborateurs du centre pour requérants d'asile de Perreux. Cinq membres d'une entreprise de sécurité et trois employés du Service des migrations étaient soupçonnés de relations sexuelles avec des pensionnaires.

Les investigations ont révélé qu'il y avait eu dans un cas, et très vraisemblablement dans plusieurs autres, des relations sexuelles entre du personnel du Service des migrations et des requérants, ainsi qu'entre du personnel de l'entreprise de sécurité et des requérants. Mais l'enquête n'a pas permis d'établir que les prévenus avaient abusé de la détresse des pensionnaires de Perreux, a indiqué lundi le procureur Yanis Callandret.

Pas de vols

L'enquête n'a pas permis non plus de retenir que les soustractions d'argent dénoncées par certains des requérants se soient produites de façon illicite, à savoir hors du cadre mis en place pour le contrôle des sommes d'argent de provenance douteuse.

Le Ministère public a accordé une réparation pour tort moral aux trois prévenus en raison de leur arrestation durant quelques heures et en faveur d'une prévenue pour l'impact médiatique qu'a eu pour elle cette affaire. Les faits avaient été dénoncés, mais personne ne s'était constitué partie plaignante.

C'est lors de l'audition par la police, en décembre 2012, de trois requérants d'asile impliqués dans une altercation au centre d'hébergement de Perreux que des accusations avaient été formulées contre certains membres du personnel.