Le taux de pauvreté de la population active en Suisse est en baisse.

Le taux de pauvreté est en baisse au sein de la population active en Suisse. Il a passé de 5,2% en 2008 à 3,5% en 2010, dernière année de l'étude menée par l'Office fédéral de la statistique (OFS.
06 août 2015, 14:55
/ Màj. le 20 oct. 2015 à 10:39
Certains produits chimiques passeraient au travers des combinaisons selon les travailleurs.

Le taux de pauvreté de la population active occupée en Suisse est passé de 5,2% en 2008 à 3,5% en 2010, dernière année de l'étude menée par l'Office fédéral de la statistique (OFS), a indiqué celui-ci mardi dans un communiqué.

Cela représente une baisse de 120'000 personnes.Cette évolution peut s'expliquer par la situation favorable sur le marché de l'emploi dans les années 2006-2008.
 
Le taux de pauvreté suit en effet, avec un certain retard, l'évolution du marché de l'emploi, précise l'OFS.
 
Familles monoparentales
 
Avec un taux de pauvreté de 19,9%, les parents seuls sont les plus touchés. D'autres groupes particulièrement concernés sont les personnes dans un ménage ne comptant qu'une personne active (7,3%), les personnes actives vivant seules (6,7%), celles actives sans formation postobligatoire (6,7%) et les femmes (4,8%).
 
Le revenu des personnes actives est aussi déterminé dans une large mesure par la forme et les conditions de travail.
 
Ainsi, les personnes qui ne travaillent qu'une partie de l'année (7,4%) et celles travaillant majoritairement à temps partiel (5,2%) sont particulièrement touchées par la pauvreté.
 
Il en est de même des indépendants sans employé (9,9%), des personnes ayant un contrat de travail à durée déterminée (6,3%), des personnes ayant des conditions de travail atypiques - en fin de semaine, de nuit et/ou sur appel (3,4%) - ainsi que des personnes actives dans la restauration ou l'hôtellerie (7,7%) et de celles employées dans un ménage privé (8,3%).
 
En dessous de l'UE
 
En comparaison internationale, la Suisse est juste un peu en dessous de la moyenne de l'Union européenne s'agissant du risque de pauvreté.
 
Ainsi 7,7 personnes actives sur 100 en moyenne en Suisse risquent de devenir pauvres, alors que ce taux est de 8,4% pour les 27.
 
A l'exception de l'Italie (9,4%), la Suisse fait en revanche moins bien que ses voisins, l'Allemagne étant à 7,2%, la France à 6,2% et l'Autriche à 4,9%.
 
Le risque de pauvreté est également moins élevé dans des pays comme la Tchéquie (3,7%), la Hongrie (5,3%) ou la Croatie (5,9%).
 
En 2010, le seuil de pauvreté était fixé par l'Union européenne à 2350 francs par mois pour une personne seule et à 5000 francs pour deux adultes et deux enfants de moins de 14 ans.