Le tournant énergétique risque de nuire aux Alpes, estime la CIPRA

La Commission internationale pour la protection des Alpes (CIPRA) s'inquiète de l'arrivée des installations hydrauliques et photovoltaïques dans les Alpes pour remplacer le nucléaire.
06 août 2015, 11:00
/ Màj. le 20 oct. 2015 à 10:39
"Les Alpes ne doivent pas, sous le couvert de la lutte contre le réchauffement climatique, être exploitées jusqu'à la dernière goutte d'eau", avance la Commission internationale pour la protection des Alpes (CIPRA).

Avec la sortie du nucléaire, de nombreuses installations hydrauliques et photovoltaïques risquent de voir le jour dans les Alpes, craint la CIPRA. L'organisation appelle les ministres de l'environnement de la Convention alpine, réunis vendredi à Poschiavo (GR), à empêcher ce scénario.

"Les Alpes ne doivent pas, sous le couvert de la lutte contre le réchauffement climatique, être exploitées jusqu'à la dernière goutte d'eau", écrit la Commission internationale pour la protection des Alpes (CIPRA) dans un communiqué. La solution: consommer moins d'énergie tout en gardant une qualité de vie égale.

D'importantes économies peuvent être réalisées dans le secteur du bâtiment, selon elle. La CIPRA estime en outre que le prix de l'énergie doit être augmenté, tout en récompensant la faible consommation.

Assumant actuellement la présidence de la Convention alpine, la Suisse organise la conférence des Etats signataires. La Convention alpine lie les huit pays de l'arc alpin: Suisse, France, Allemagne, Italie, Autriche, Slovénie, Liechtenstein et Monaco. Le traité a aussi été signé par l'Union européenne.