Les élèves qui avaient refusé de serrer la main à leur enseignante ne pourront pas demander leur naturalisation

La famille des élèves qui avaient refusé de serrer la main devra patienter pour obtenir la nationalité suisse. La procédure de naturalisation a été gelée, le temps que la famille s'explique à l'Office cantonal de la migration.
18 avr. 2016, 13:56
/ Màj. le 18 avr. 2016 à 14:10
La famille devra encore attendre avant d'obtenir la nationalité suisse.

Il n'est pas inhabituel qu'une procédure de naturalisation soit ajournée pour apporter des clarifications. Les membres de la famille seront interrogés séparément, a indiqué lundi à l'ats un porte-parole du Département cantonal de la sécurité.

La décision d'ajourner la procédure de naturalisation et de convoquer la famille pour des discussions a été prise "la semaine passée". L'affaire du refus de serrer la main à une enseignante a éclaté il y a plus de deux semaines.

 

Un prêche sur Internet

Les deux adolescents de 14 et 16 ans refusent de toucher des femmes pour des motifs religieux. Le plus jeune a expliqué dans une interview qu'il avait appris cette règle en regardant un prêche sur Internet.

La direction de l'école secondaire de Therwil avait accordé aux deux écoliers d'être dispensés de devoir serrer la main de leurs enseignants, comme cela se pratique d'habitude dans cet établissement.

Pas d'exception fondée sur la religion

Le Département cantonal de l'éducation a demandé un avis de droit. Plusieurs interventions ont été déposées au Parlement cantonal pour demander d'interdire des exceptions fondées sur la religion.

La conseillère fédérale Simonetta Sommaruga s'est immiscée dans cette affaire. Elle juge inacceptable qu'un enfant ne serre pas la main de son enseignante. "La poignée de main fait partie de notre culture", a-elle rappelé. La Fédération d'organisations islamiques de Suisse (FOIS) a indiqué de son côté qu'une poignée de main entre le personnel enseignant et les élèves "n'est pas problématique".