Les femmes d'Unia rejettent le projet adopté au Conseil des Etats

La hausse de l'âge de la retraite des femmes à 65 ans et l'abaissement du taux de conversion à 6% constituent, selon les femmes syndicalistes d'Unia, des mesures inacceptables. C'est pourquoi elles rejettent la réforme Prévoyance vieillesse 2020.
24 oct. 2015, 16:52
/ Màj. le 24 oct. 2015 à 16:55
Dans une résolution, les femmes syndicalistes d'UNIA demandent "un âge de la retraite flexible et finançable par tous".

Les femmes syndicalistes d'Unia rejettent la réforme Prévoyance vieillesse 2020. La hausse de l'âge de la retraite des femmes à 65 ans et l'abaissement du taux de conversion à 6% constituent, selon elles, des mesures inacceptables.

En 1997, l'âge de la retraite pour les femmes a déjà été relevé de 62 à 64 ans. Aujourd'hui, le projet, adopté en septembre par le Conseil des Etats, prévoit une harmonisation à 65 ans, ce qui permettrait de réaliser une économie de 1,3 milliard de francs, écrit Unia.

Pas question, estiment les déléguées de la commission des femmes réunies samedi à Berne. Cette hausse n'est que le premier pas vers une retraite à 67 ans, comme le souhaite le camp bourgeois. Dans une résolution, elles demandent "un âge de la retraite flexible et finançable par tous".

Les femmes d'Unia rejettent tout aussi vigoureusement l'abaissement du taux de conversion, qui permet de calculer la retraite annuelle en pourcentage du capital vieillesse.

Cette mesure visant à maintenir le niveau actuel des rentes pèsera tout particulièrement sur les faibles revenus, c'est-à-dire sur ceux des femmes. Elle nécessitera d'injecter plus d'argent dans le 2e pilier pour finalement toucher des rentes toujours plus faibles.

Unia rappelle que les femmes gagnent en moyenne 20% de moins que les hommes et qu'elles accomplissent encore davantage de travaux non rémunérés que les hommes. Pour ces raisons, leurs cotisations sont moins élevées et, le moment venu, leurs rentes plus faibles.