Les Français de Suisse votent pour l'UMP aux législatives françaises

La candidate UMP Claudine Schmid arrive en tête dans la circonscription Suisse aux élections législatives françaises.
06 août 2015, 09:55
/ Màj. le 20 oct. 2015 à 10:39
Vue générale de l'assemblée nationale, le parlement français.

Dans la circonscription Suisse/Liechtenstein, la candidate UMP Claudine Schmid arrive en tête du premier tour des élections législatives de dimanche. Elle devrait affronter au second tour la socialiste Nicole Castioni.

La candidate de droite a récolté 34,2% des voix des Français vivant en Suisse Romande. La socialiste Nicole Castioni a obtenu 27,1% des voix selon les résultats consolidés publiés sur le site du gouvernement français.

Selon ces résultats, 7925 électeurs de Suisse Romande ont donné leur voix à Claudine Schmid, contre 6276 pour Mme Castioni, ancienne députée au Grand Conseil genevois. Le duo devance nettement les autres candidats.

La candidate du Front national (FN) Christiane Floquet arrive en quatrième place. Elle est devancée par la verte Ximena Kaiser Morris avec 1280 voix. Magali Orsini qui se présentait sous les couleurs du parti de Jean-Luc Mélenchon, le Front de Gauche obtient 900 voix.

L'indépendante Micheline Spoerri, ex-conseillère d'Etat genevoise qui avait vainement tenté de représenter les couleurs de l'UMP, n'a pas démérité avec 1151 voix. L'ancienne présidente du Grand Conseil genevois Marie-Françoise de Tassigny, qui portait les couleurs du Parti radical de Jean-Louis Borloo et de l'Alliance centriste, a pour sa part obtenu 867 voix.


Une première

Au total, 21 candidats briguaient le siège en jeu dans la 6e circonscription réunissant la Suisse et le Liechtenstein. C'est la circonscription la plus importante en termes d'électeurs expatriés (107'000 électeurs inscrits) - et la plus convoitée à l'étranger.

Les Français de l'étranger votaient pour la première fois pour désigner leurs onze futurs représentants à l'Assemblée nationale. Jusqu'ici, les expatriés n'étaient représentés que par des des sénateurs.

Autre innovation, ces électeurs avaient la possibilité de voter par internet. Près de 130'000 d'entre eux ont participé à ce premier scrutin numérique.

Quelque 700'000 électeurs avaient renvoyé aux autorités leur adresse e-mail pour voter numériquement. Mais environ 10% des adresses n'étaient pas valides et le vote a été marqué par des ratés techniques.

Un très grand nombre d'ordinateurs n'a pas permis aux électeurs de participer au scrutin. C'était notamment impossible pour les internautes dont l'ordinateur est équipé de la dernière version du langage de programmation Java.

Les Polynésiens aux urnes

Les Français de l'étranger pouvaient également voter à l'urne, par procuration ou par correspondance. Mais le vote par correspondance a également été marqué par des couacs.

Outre les Français de l'étranger, quelque 174'600 Polynésiens devaient élire leurs trois députés.

Selon les résultats définitifs, le parti autonomiste Tahoera'a Huiraatira est arrivé en tête dans deux des trois circonscriptions en jeu. Dans la troisième, c'est le candidat de l'Union pour la démocratie (indépendantiste) qui est arrivé en tête. Les autonomistes ont tendance à se rapprocher de l'UMP, alors que les indépendantistes sont apparentés au PS.