Les partis suisses saluent dans l'ensemble la victoire d'Obama

Les partis suisses se disent contents de la réélection de Barack Obama aux Etats-Unis, sauf l'UDC.
06 août 2015, 15:02
/ Màj. le 20 oct. 2015 à 10:39
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La plupart des partis suisses approuvent la réelection de Barack Obama, mais beaucoup pensent qu'un second mandat difficile attend le 44e président américain et tous s'attendent au statu quo dans les relations entre Berne et Washington.

Même s'il ne partage pas toutes les idées de Barack Obama, mais apprécie en revanche sa personnalité, le président du PDC Christophe Darbellay déclare être "content" de l'élection du président démocrate sortant. Il estime toutefois que son second mandat sera "très difficile voire plus compliqué" que le premier.
 
Avec cette élection serrée, "sa légitimité est un peu entamée", estime le conseiller national valaisan. S'agissant des relations entre la Suisse et les Etats-Unis, il pense que la situation sur les fronts de l'accord fiscal et du secret bancaire restera "tendue" et que ces sujets resteront "épineux". "On ne va pas en sortir comme ça" d'un seul coup, prédit M. Darbellay.
 
Bien de garder la même équipe
 
Le président du PLR Philipp Müller ne voit lui pas de durcissement des positions sur ces deux volets des relations entre Berne et Washington. Il voit dans la réélection de M. Obama la possibilité de poursuivre le dialogue avec les mêmes interlocuteurs, du fait qu'une bonne partie de l'administration devrait rester en place.
 
M. Müller espère sinon que le président démocrate pourra poursuivre ses réformes, notamment celles qu'il n'a pas réussi à lancer lors de son premier mandat.
 
La plus enthousiaste reste Adèle Thorens. La co-présidente des Verts se dit "enchantée" par la réélection de Barack Obama, même si au niveau écologique, il n'y a pas eu de révolution sous son administration. Elle affirme avoir plus d'espoir sur les thématiques environnementales, notamment le changement climatique, avec le démocrate qu'avec son adversaire républicain Mitt Romney.
 
Elle regrette que ces thèmes n'aient pas été une priorité du premier mandat de M. Obama et attend donc beaucoup du second mandat. Pour elle, c'est une bonne chose et cela vaut la peine de pouvoir travailler sur huit ans pour un président américain. Mme Thorens ne voit sinon aucun changement dans les relations entre la Suisse et les Etats-Unis.
 
UDC déçue
 
Du côté de l'UDC, le vice-président Oskar Freysinger se dit "un peu déçu" de la défaite de Mitt Romney, même si ce n'est pas une surprise pour lui. "M. Romney a fait un parcours honorable, il méritait ce poste, il avait fait ses preuves" comme entrepreneur et gestionnaire, juge M. Freysinger.
 
Il estime lui qu'avec le républicain "la pression aurait peut-être été moins grande" sur la Suisse dans les dossiers fiscaux et bancaires. "On vivra avec Obama et il n'y aura aucun changement", affirme-t-il.
 
Le Parti socialiste n'était pas joignable dans l'immédiat pour une réaction.