Les taux d'intérêt négatifs pénalisent caisses-maladie et de pension

Publica, qui gère notamment la caisse de pension de l'Administration fédérale, bénéficie-t-elle d'un traitement de faveur? Au contraire d'autres institutions de prévoyance, elle ne serait pas frappée par les taux d'intérêts négatifs introduits par la Banque nationale suisse, la BNS, dans la foulée de l'abandon du taux plancher de l'euro. Les parlementaires neuchâtelois Didier Berberat et Jacques-André Maire s'en inquiètent. Quant au Conseil des Etats, il attend que la BNS renonce à ces taux négatifs pour les assurances maladie et accident, ainsi que le 2e pilier.
07 août 2015, 15:09
/ Màj. le 20 oct. 2015 à 10:39
La BNS a instauré des taux d’intérêt négatifs dans la foulée de l’abandon du taux plancher de l’euro.

Pour éviter les inconvénients de ces taux négatifs, les caisses pourraient être tentées d’investir encore davantage dans l’immobilier. «Ce qui pourrait conduire à la surchauffe du marché», regrettent les deux Neuchâtelois. De plus, à leurs yeux, les cantons, qui doivent financer les institutions de prévoyance, seraient contraints à s’engager financièrement pour compenser les pertes.

Sans remettre en cause l’indépendance de la BNS, Didier Berberat et Jacques-André Maire demandent des éclaircissements au Conseil fédéral sur la situation de Publica et s’il entend agir pour limiter les conséquences des intérêts négatifs.

Pour les assureurs maladie, par ailleurs, la facture atteindrait des millions de francs. Celle-ci serait à charge des assurés. Les primes augmenteraient en conséquence.

 

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