Lugano: le faux médecin a été condamné à purger 28 mois en prison

Le Tribunal correctionnel de Lugano a condamné le faux médecin serbe de 77 ans qui a pratiqué la médecine illégalement durant 30 ans à 28 mois de prison. Le procureur avait requis 3 ans.
07 août 2015, 14:30
/ Màj. le 20 oct. 2015 à 10:39
Un faux médecin tessinois, âgé de 77 ans, comparaît lundi devant le Tribunal correctionnel de Lugano, pour avoir exercé la médecine illégalement durant 30 ans.

Un faux médecin âgé de 77 ans a été condamné lundi à 28 mois de prison par le Tribunal correctionnel de Lugano pour avoir exercé la médecine illégalement durant 30 ans. Il a notamment été reconnu coupable de mise en danger de la vie d'autrui.

Ce Serbe naturalisé avait déjà été condamné il y a plus de trente ans dans son pays d'origine, a rappelé la procureure. Il avait falsifié un diplôme de l'Université de Belgrade.

Malgré cette condamnation, il a continué d'exercer la médecine en Suisse, depuis les années 1980 et ce après avoir échoué par deux fois à obtenir le diplôme fédéral en médecine. Au tribunal, l'homme a reconnu avoir traité des patients, non seulement à Savosa (TI), mais aussi en Suisse alémanique et à Cuba.

Il utilisait des techniques de médecine non conventionnelles, soitlathérapie neurale et l'ozonothérapie. Dans cette dernière, du sang est prélevé au patient, mélangé à de l'ozone, puis réinjecté dans le corps. Une patiente alémanique a été victime d'une septicémie en raison d'une seringue souillée.

Infractions graves

Le faux médecin a en conséquence été reconnu coupable de mise en danger de la vie d'autrui. Il s'est également enrichi en vendant illégalement des médicaments. En raison de la gravité de ces infractions, la procureure requérait une peine de prison de trois ans. La défense invoquait le fait que, dans la plupart des cas, les patients ont été satisfaits.

L'homme a été mis plusieurs fois sous les verrous depuis 2007. Malgré cela, il a continué de pratiquer la médecine bien que cela lui ait été interdit.

Ayant déjà effectué 170 jours de préventive, et compte tenu du fait qu'il ne lui resterait que six mois à purger, le condamné est reparti libre du tribunal. Il lui est interdit d'exercer une activité dans le domaine de la santé pendant trois ans.