Meurtre à la hache: la mère et un complice acquittés à Bellinzone

La mère du mineur soupçonné de l'assassinat de son beau-père a été acquittée, dans le procès du meurtre à la hache à Bellinzone.
06 août 2015, 10:43
/ Màj. le 20 oct. 2015 à 10:39

Dans le procès du meurtre à la hache à Bellinzone, la mère du mineur soupçonné de l'assassinat de son beau-père a été acquittée. Elle était accusée d'avoir poussé son fils, 16 ans au moment des faits, à tuer son mari.

Le Tessinois de 46 ans avait été assassiné à la hache en juillet 2011. Le Ministère public tessinois avait requis la réclusion à vie pour cette ressortissante serbe de 49 ans.

Le commerçant d'origine portugaise ayant fourni l'arme du crime au jeune homme a également été acquitté. L'accusation avait également demandé la prison à vie pour ce prévenu, accusé de complicité d'assassinat.

Cet homme et la mère du tueur présumé doivent être libérés de la détention préventive. Tous deux avaient été arrêtés l'été dernier.

Un troisième accusé, un Kosovar de 29 ans, a par contre été condamné à douze mois de prison avec sursis. Il avait promis dans un premier temps à l'adolescent de l'aider à se débarrasser du corps avant de revenir sur ses intentions et d'appeler la police.

Procédure séparée pour le meurtrier

Lors de l'audience vendredi, le fils, âgé aujourd'hui de 17 ans, a été décrit comme l'auteur des faits. Son sort n'est cependant pas encore réglé. Il doit être jugé par la justice des mineurs.
Le tribunal a exclu la possibilité que le fils ait agit en  concertation avec sa mère. Il n'existe pas de preuves pour  accréditer cette thèse et la mère n'aurait pas eu de mobile pour  agir ainsi. Selon les interrogatoires, c'est la relation entre le fils et son beau-père qui se serait rapidement dégradée après le  mariage, en octobre 2010.
Le jeune Serbe aurait dit son intention de tuer son beau-père devant des amis à plusieurs reprises. La mère avait avant tout été mise en cause par son fils et un de ses amis, des témoignages que le tribunal n'a pas jugé crédibles.

Entrave à la justice

Le Kosovar de 29 ans a été condamné pour avoir, par son  hésitation à contacter la police, rendu impossible l'arrestation du  meurtrier durant plusieurs jours. Pendant qu'il tergiversait, le fils a vécu avec le cadavre de son beau-père dans son appartement et  l'a démembré dans l'intention de le transporter. Le Kosovar avait  finalement informé la police après une séance avec sa psychologue.
La mère, qui était détenue en préventive depuis le 1er septembre,  est restée impassible à l'annonce du verdict. Le commerçant  portugais a lui pris dans ses bras son avocat. Dans la salle d'audience, plusieurs personnes ont bruyamment manifesté leur  mécontentement.