Pas d'âge minimum pour enfourcher son vélo

Le Conseil national ne veut pas fixer un âge minimal à partir duquel les enfants peuvent conduire un vélo sur une route. Par 121 voix contre 41, il souhaite que les parents assument cette responsabilité.
03 août 2015, 22:14
/ Màj. le 20 oct. 2015 à 10:39
velo_rl

Actuellement, la limite est fixée à l'entrée dans la scolarité obligatoire. Dans son programme Via sicura, le Conseil fédéral veut que les jeunes puissent conduire une bicyclette dès sept ans. Le Conseil des Etats a opté pour 6 ans avec des exceptions.

La capacité à rouler à vélo dépend de plusieurs critères, ont fait valoir de nombreux orateurs. Il faut notamment tenir compte du niveau de développement de l'enfant ou de la zone d'habitation dans laquelle il vit. Fixer un âge donnerait une fausse indication de sécurité.

Les jeunes doivent commencer tôt à circuler en vélo pour s'y habituer, selon Martin Candinas (PDC/GR). Il faut aussi favoriser l'activité physique pour lutter contre l'obésité.

La conseillère fédérale Doris Leuthard a argumenté en vain qu'un âge minimal permet de protéger les enfants et les parents en cas d'accident.

Une «hystérie de la sécurité»

Le Conseil national veut de nouvelles mesures pour renforcer la sécurité routière. Il examine aujourd'hui le programme de la Confédération Via sicura.

L'UDC s'est opposée à une entrée en matière. Elle a dénoncé une «criminalisation des conducteurs et usagers de la route». L'UDC n'est pas contre la sécurité routière, mais elle rejette une «hystérie de la sécurité».

Outre l'âge minimum pour les cyclistes, désormais refusé, Via Sicura comprend comme autre mesure l'interdiction totale de l'alcool pour les jeunes conducteurs.

Réduire d'un quart le nombre de morts

Le programme Via Sicura, adopté en juin par le Conseil des Etats, a dû être revu plusieurs fois. Toutes les mesures controversées au terme de la consultation ont été éliminées. Sur les cinquante mesures prévues initialement, il n'en reste qu'une vingtaine.

L'objectif de Via sicura est de réduire d'environ un quart le nombre de morts et de blessés sur les routes de Suisse, sans être trop contraignantes pour les conducteurs.