Politique: les Verts revendiquent un siège au Conseil fédéral

Le Conseil fédéral doit avoir un élu écologiste. C’est le discours réitéré par le président des Verts. Il considère qu’au vu de son score aux élections, le parti doit être représenté au gouvernement.
16 oct. 2021, 14:44
/ Màj. le 16 oct. 2021 à 14:44
Le président des Verts considère que son parti a droit à un siège au gouvernement.

Le président des Verts Balthasar Glättli a réitéré le droit de son parti à revendiquer un siège au Conseil fédéral. Si, en 2023, les Verts conservent les 13% d’électeurs acquis en 2019, ils seraient un des partis les plus forts et devraient entrer au gouvernement.

Le président des Verts n’a pas voulu fixer d’objectif précis pour les élections fédérales de 2023, lors de l’émission «Samstagsrundschau» de la radio suisse alémanique SRF. «Le plus possible», a-t-il lâché. Les Verts avaient conquis 13,2% des voix lors des élections fédérales de 2019, progressant d’environ 6,1 points de pourcent.

En étant représentés au gouvernement, les Verts entendent faire bouger la politique vers plus de protection climatique et plus de justice climatique. Ils sont prêts à prendre leurs responsabilités dans le gouvernement suisse. Comme ils l’ont déjà prouvé dans des exécutifs cantonaux ou de grandes villes.

Balthasar Glättli vise un des deux sièges occupés par le PLR. Il pense que le Centre devrait avoir intérêt à ce que l’entrée des Verts au gouvernement ne se fasse pas à ses dépens. En plus, le Centre devrait également avoir un intérêt de fond: il pourrait jouer son rôle d’arbitre aussi au gouvernement, comme il le fait déjà au Parlement. Les Verts examineront donc une candidature à chaque vacance.

Pas au détriment du PS

M. Glättli n’a pas complètement exclu une attaque contre le PS, mais il n’entend pas remettre en cause un siège d’un parti légèrement surreprésenté si d’autres partis le sont davantage.