Presse: Christoph Blocher n'entrera pas au capital-actions de la "NZZ"

"Pour être actionnaire de la "NZZ", il faut être radical." Une petite phrase de l'UDC Christoph Blocher suffit à couper court aux rumeurs persistantes concernant son entrée au capital-actions du journal zurichois.
07 août 2015, 14:33
/ Màj. le 20 oct. 2015 à 10:39
Christoph Blocher prend la pause dans le bureau de sa maison à Zurich après l'annonce de son départ  , le 9 mai 2014

Christoph Blocher veut couper court à des rumeurs sur une prise de parts dans le capital-actions du quotidien alémanique "Neue Zürcher Zeitung" (NZZ). Dans une interview au "Matin Dimanche", le tribun zurichois assure que le journal est "trop strictement radical" pour l'intéresser.

"Pour être actionnaire de la NZZ, il faut être radical", selon le cahier économique du quotidien, explique M. Blocher, également interviewé par la "SonntagsZeitung" et la "Schweiz am Sonntag". "Et je n'ai pas l'intention de changer de parti", souligne-t-il, ajoutant que "si la NZZ peut écrire quelque chose contre l'UDC, elle n'hésite pas à l'imprimer".

Le président d'honneur de l'UDC, qui est aujourd'hui l'un des actionnaires de la "Basler Zeitung" (BaZ), exclut aussi toute forme d'association entre le quotidien bâlois et la "NZZ". La holding Medienvielfalt (MVH) "a été fondée pour maintenir l'indépendance éditoriale du journal" bâlois, rappelle-t-il.

Les trois actionnaires actuels, Rolf Bollman, Markus Somm et lui-même, "garantissent cette autonomie". En juillet 2013, Christoph Blocher avait acquis 20% du capital-actions de la "BaZ" par l'intermédiaire de sa société financière Robinvest. Cette part est désormais de 33%, comme celle des deux autres propriétaires.

Le rédacteur en chef de la "NZZ" Markus Spillmann a annoncé le 9 décembre sa démission pour la fin de l'année. Selon certaines rumeurs, son homologue à la "BaZ" Markus Somm est un candidat bien placé pour reprendre les rênes. "J'ai entendu ce bruit qui court", se contente d'affirmer Christoph Blocher.