Procès de Carl Hirschmann: le jet-setteur zurichois admet une contrainte sexuelle en appel

Le millionnaire zurichois Carl Hirschmann a admis avoir contraint une amie d'enfance à lui faire un fellation dans des toilettes, lors de son procès en appel mardi devant la Cour suprême du canton de Zurich. Il avait été condamné en première instance à 33 mois de prison dont 14 ferme.
06 août 2015, 15:09
/ Màj. le 20 oct. 2015 à 10:39
Le psychiatre a établi une expertise sur le prévenu: selon ses résultats, Carl Hirschmann souffre du trouble du déficit de l'attention avec hyperactivité ainsi que du trouble de la personnalité histrionique.

Le millionnaire zurichois Carl Hirschmann a admis avoir contraint une amie d'enfance à lui faire un fellation dans des toilettes, lors de son procès en appel mardi devant la Cour suprême du canton de Zurich. Il avait été condamné en première instance à 33 mois de prison dont 14 ferme.

Représenté par un nouvel avocat, le petit-fils du fondateur du groupe de services aériens Jet Aviation semble avoir changé de stratégie de défense. En première instance, il avait nié en bloc les accusations de contraintes sexuelles, affirmant qu'il s'agissait d'"un jeu érotique".
 
En appel devant la Cour suprême du canton de Zurich, il a admis avoir contraint une amie d'enfance à lui faire un fellation.
 
A l'ouverture de l'audience, le psychiatre qui a établi une expertise sur le prévenu a été entendu. Selon ses résultats, Carl Hirschmann souffre du trouble du déficit de l'attention avec hyperactivité ainsi que du trouble de la personnalité histrionique.
 
Ce trouble est caractérisé par un comportement égocentrique avec un besoin exagéré de compliments et d'approbation. Le prévenu est toutefois considéré comme entièrement capable de contrôler ses actes, selon l'expert. Les conclusions de l'expertise ne devraient donc pas atténuer la peine.
 
En septembre 2011, le tribunal de district de Zurich avait reconnu Carl Hirschmann coupable de contraintes sexuelles répétées, d'actes sexuels avec des enfants et de lésions corporelles.
 
Aussi bien le prévenu que le procureur avaient fait appel du jugement. Le Ministère public demande une peine de détention de 48 mois sans sursis.