Quinze mois de prison ferme pour le dentiste pervers de Montreux

Le Tribunal correctionnel de Vevey a condamné ce mardi un dentiste à 15 mois de prison ferme et 20 jours-amende à 500 francs pour avoir tripoté deux patientes et s'être exhibé devant l'une d'elle.
05 août 2015, 16:09
/ Màj. le 20 oct. 2015 à 10:39
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L'homme a été reconnu coupable d'actes d'ordre sexuel et d'exhibitionnisme sur des personnes incapables de résistance. La peine est supérieure aux 12 mois d'emprisonnement, dont 6 avec sursis,  u'avait requis le Ministère public. Les faits incriminés se sont déroulés dans son ancien cabinet de Montreux fin 2009 et début 2010.

 Culpabilité «lourde»

La culpabilité du dentiste est «lourde» selon les juges. Il a  «agi comme un prédateur», dissimulant ses attouchements derrière des  actes professionnels, «pour assouvir ses besoins sexuels égoïstes».

Il a commis des «actes particulièrement répréhensibles»,  profitant de la confiance que lui témoignaient ses patientes.  Persistant à «se voir comme un séducteur et non comme un agresseur»,  il «n'a aucunement pris la mesure de la gravité de ses actes».

A décharge, la Cour retient une diminution moyenne de  responsabilité pénale. Elle a renoncé à prononcer une mesure  d'interdiction d'exercer, comme l'avait requis le procureur,  préférant laisser à l'autorité de surveillance la charge de «prendre  toutes les mesures propres à l'empêcher d'exercer».

Attouchements et exhibition

Les abus ont été commis alors que les patientes étaient allongées  sur la chaise du dentiste, en cours de traitement. Il s'est frotté à  plusieurs reprise contre la première et a passé sa main sous son  pull. Tétanisée, la victime n'a pas réagi.

L'homme s'est également frotté à plusieurs reprises contre le  buste de la seconde patiente. Comme elle ne réagissait pas, il lui a  montré son sexe.

A l'audience, le praticien, qui exerce aujourd'hui à Genève, a  dit «regretter profondément» ces «actes stupides». Sur le moment, il  aurait mal interprété l'absence de réaction de ses victimes, croyant  qu'elles étaient consentantes.