Renouvelable, nucléaire, fossile: d'où provient l'électricité consommée en Suisse?

La part de l'énergie renouvelable consommée en Suisse ne cesse d'augmenter. En 2017, elle s'élevait à près de 70%, dont plus de 60% sont produits par les grandes centrales hydrauliques.
05 avr. 2019, 10:28
/ Màj. le 05 avr. 2019 à 09:49
Ce sont les barrages et la grande hydraulique qui assurent l'essentiel de l'approvisionnement électrique de la Suisse (illustration).

Les Suisses ont consommé davantage d'électricité issue d'énergies renouvelable en 2017. La part est passée à 68%, contre 62% un an auparavant. Le nucléaire a reculé de 16,9% à 15,1%. Ces chiffres ne concordent pas avec l'électricité produite.

La Suisse ne consomme en effet pas que du courant d'origine indigène. Elle importe et exporte de l'électricité. Celle produite en Suisse est issue à 59,6% de la force hydraulique, à 31,7% de l'énergie nucléaire, à 2,7% des énergies fossiles et à 6% des énergies renouvelables.

Rayon consommation, 60,5% du courant était fourni en 2017 par de grandes centrales hydrauliques, contre 55,9% en 2016. Quatre cinquièmes de cette électricité ont été produits en Suisse (85,9% en 2016). Côté nucléaire, 93,6% étaient d'origine helvétique (91,8%), a indiqué vendredi l'Office fédéral de l'énergie.

 

 

La part des nouvelles énergies renouvelables (soleil, vent, biomasse et petite hydraulique) a continué d'augmenter, passant de 5,9% à 7,2%. 91% de ce courant ont été produits en Suisse et près des trois quarts ont été encouragés par la rétribution à prix coûtant. Une faible part de l'électricité fournie en 2017 provenait de déchets (0,8%) et d'agents énergétiques fossiles (0,4%).

Restent 16,1% issus de sources non vérifiables (19,4% en 2016). Cette proportion relativement élevée résulte du fait que les entreprises à forte consommation d'électricité achètent de l'électricité d'origine fossile et nucléaire sur le marché européen sans acquérir les garanties d'origine correspondantes.

 

 

On devrait y voir plus clair dès l'année prochaine. L'indication "agents énergétiques non vérifiables" n'est plus autorisée depuis 2018.