Résidences secondaires: Doris Leuthard face aux présidents de communes valaisannes

Devant septante-deux présidents de communes, la conseillère fédérale s'est expliquée sur sa conception de la Lex Weber lundi soir à Sierre (VS).
06 août 2015, 09:36
/ Màj. le 20 oct. 2015 à 10:39
Doris Leuthard, en visite en valais pour prendre position suite a la votation de la Lex-Weber. A l'arrière plan , Jean-Michel Cina, Michel Roten et Marianne Maret.

La conseillère fédérale Doris Leuthard a répondu lundi soir à Sierre (VS) aux questions des présidents des communes valaisannes concernant l'initiative Weber. Elle leur a apporté un certain soutien en insistant sur le respect de la volonté populaire.

La discussion est importante, a déclaré la conseillère fédérale à l'issue d'une rencontre de près de deux heures. La ministre de l'environnement a dit comprendre les incertitudes actuellement rencontrées par les communes.

Les exécutifs communaux valaisans veulent surtout savoir si des autorisations de construire peuvent être délivrées jusqu'à la fin de l'année.

Ils ont aussi fait part de leurs inquiétudes sur la manière dont sera considéré le bâti, sur la notion de 20% de résidences secondaires ou encore sur les actuelles oppositions des partisans de l'initiative aux demande d'autorisation de construire.

Mme Leuthard a recommandé aux communes d'attendre l'ordonnance. Mais elle a précisé que les communes pouvaient délivrer des autorisations de construire, au risque qu'elles soient annulée par un tribunal. Elle a partagé les préoccupations concernant les emplois en précisant que la marge de manoeuvre est faible.

"Je ne peux pas changer la votation populaire", a dit Mme Leuthard. Mais certaines mesures pourront être prises pour en diminuer les effets sur l'emploi. Elle a évoqué la définition des résidences secondaires en précisant qu'il était trop tôt pour préciser ces mesures.

La conseillère fédérale a en revanche été claire sur les constructions existantes. A son sens elles ne doivent pas être concernées par le nouvel article constitutionnel.