Revue de presse: précarité des étudiants, tenues pour soldates et gestion de la crise… les titres de ce dimanche

Le coronavirus fait une fois encore les titres de la presse dominicale avec une hausse de la précarité chez les étudiants et des critiques sur la gestion de la crise. En outre, on apprend que l’armée habillera les femmes avec des uniformes spécialement conçus pour elles.
28 mars 2021, 09:28
/ Màj. le 28 mars 2021 à 13:45
La presse dominicale revient sur les principaux faits d'actualité de ces deniers jours.

De plus en plus d’étudiants dans la précarité

La crise liée au nouveau coronavirus précarise de plus en plus les étudiants, affirme Le Matin Dimanche. La pandémie qui se prolonge a non seulement épuisé leurs réserves, mais elle a également fait diminuer ou disparaître les petits emplois qu’ils occupaient. À Genève, l’association La Farce se trouve dépassée par la demande après quelques mois d’activités. Elle cherche un nouveau local pour distribuer davantage d’aide alimentaire. «Nous avons commencé le 15 octobre avec 108 colis. Nous sommes maintenant obligés de les limiter à 300 par jeudi, car le local est devenu trop petit», explique dans le journal Orianne Greder, coprésidente de l’association. L’inscription pour retirer un colis se fait en ligne le vendredi matin. Pour cette semaine, le quota a été atteint en seulement deux heures.

Uniformes pour soldates

L’armée taillera des nouveaux uniformes pour les soldates, qu’elles testeront en avril, ainsi que des équipements de combat. Depuis 1848, en effet, la soldate s’adapte au matériel conçu pour le soldat. L’armée a mandaté Armasuisse, l’office fédéral chargé des achats militaires, pour mener un nouveau projet: le Système modulaire d’habillement et d’équipement pour les engagements militaires. Et pour la première fois, la dualité femme-homme a été prise en compte. «Les uniformes et les équipements de l’armée sont trop peu ou pas du tout adaptés aux besoins spécifiques des femmes», reconnaît ainsi Sievert Kaj-Gunnar, chef de communication d’Armasuisse. Il assure toutefois que «ce point important a été pris en compte dans les travaux en cours, qui couvrent à la fois la formation et le déploiement».

Autotests disponibles uniquement en pharmacie

Les tests de dépistage du Covid-19 à faire soi-même ne seront disponibles dans un premier temps que dans les pharmacies, rapporte la NZZ am Sonntag. Ils ne peuvent être obtenus gratuitement qu’avec la carte d’assurance-maladie. Cela n’est possible que dans les pharmacies, indique dans le journal une porte-parole de l’Office fédéral de la santé publique. La décision quant à une vente de ces tests par les détaillants n’a pas encore été tranchée.

D’après la SonntagsZeitung, l’agence numérique Mindnow prévoit de lancer dès le mois d’août le premier autotest numérique au monde pour détecter le SARS-CoV-2. Les kits seront fournis avec un code QR. Une fois le test effectué, le résultat peut être scanné à l’aide d’un téléphone portable. Une application indique alors si le test est négatif ou positif.

Stratégie de test variable d’un canton à l’autre

La stratégie des tests contre le nouveau coronavirus varie énormément d'un canton à l'autre, relève le SonntagsBlick. Vingt-trois d'entre eux ont envoyé leur concept au Conseil fédéral. Seuls Jura et Nidwald ne l'ont pas encore fait. Les Grisons font figure de pionniers en matière de tests de masse. 40% de la population y a été contrôlée. Dans le canton de Bâle-Campagne, la proportion atteint 20%. En bas du classement, on retrouve Appenzell Rhodes-Extérieures, Genève, Jura, Neuchâtel, Nidwald, Saint-Gall, Schaffhouse, Valais et Vaud. Aucun de ces cantons n'a jusqu'à présent pratiqué des tests de masse.

Plusieurs faiblesses dans la gestion de la crise

L’administration fédérale et l’Ecole polytechnique fédérale de Zurich (EPFL) ont identifié dans plusieurs études de grandes faiblesses dans la gestion de la crise liée au nouveau coronavirus. Parmi elles figurent les signaux d’alerte ignorés, l’absence de mandats prévus pour les organes de crise et le fait que la task force mise en place par l’Office fédéral de la santé publique (OFSP) n’avait aucune capacité d’action stratégique prévisionnelle. Les avertissements de l’Organisation mondiale de la santé (OMS) n’ont en outre pas été pris en compte. Cette dernière avait demandé à la Suisse il y a quatre ans de rationaliser l’organisation de crise et de réduire le nombre d’organisations impliquées. Autre faiblesse également pointée du doigt, l’absence d’un portail informatique permettant aux gestionnaires de crise aux niveaux fédéral et cantonal d’évaluer la situation.

Versement trop lent pour les cas de rigueur

La lenteur du versement de l’aide aux cas de rigueur fait à nouveau l’objet de critiques dans la presse dominicale. Selon le SonntagsBlick, le canton de Zoug est le plus rapide dans le versement des aides allouées dans le cadre de la crise liée au coronavirus, où 89% des demandes soumises ont été approuvées. Dans l’ensemble des cantons, la moyenne n’est que de 44%. A l’opposé de Zoug, la Thurgovie n’a pas encore promis un seul franc. Elle n’accorde dans un premier temps des aides que sous forme de prêts.

Dans la NZZ am Sonntag, le conseiller d’Etat schwytzois UDC Andreas Barraud, chef du département cantonal de l’économie, craint des dépenses exorbitantes supplémentaires en raison d’un surfinancement injuste et choquant des entreprises. Il pointe avant tout le calcul des contributions de pénibilité pour les sociétés dont le chiffre d’affaires est supérieur à 5 millions de francs.

Stratégie sur l’accord-cadre critiquée

La chef du groupe des Vert’libéraux aux chambres fédérales, Tiana Angelina Moser, remet en cause dans le SonntagsBlick la stratégie du Conseil fédéral sur l’accord-cadre que la Suisse négocie avec l’Union européenne (UE) depuis 2014. L’accord est débattu depuis plus de deux ans, constate-t-elle, mais le gouvernement n’a toujours pas pris de décision et refuse de permettre un véritable processus démocratique. Elle reproche un manque de leadership dans le dossier depuis des années.