Suisse: une journaliste du Blick a violé le code de déontologie des journalistes

Dans le cadre d'un article portant sur une famille à l'aide sociale, une journaliste du Blick a dissimulé le fond de ses recherches et de son article. Elle aurait pêcher des informations en prétendant démontrer autre chose que le but avéré.
13 juil. 2016, 18:25
/ Màj. le 14 juil. 2016 à 08:36
Une journaliste du Blick n'aurait pas été transparente sur les sources de son article.

Le Conseil suisse de la presse tance le journal alémanique SonntagsBlick. Lors d'un article sur une famille à l'aide sociale, une journaliste a dissimulé le fond de ses recherches et de son article à la famille en question, afin d'obtenir une information.

L'article en question, daté du 14 septembre 2014, portait sur une famille érythréenne, dont l'entretien mensuel par la commune de domicile dans le canton de Zurich se monte à 60'000 francs.

Quatre des sept enfants de la famille avaient été placés dans une institution. La journaliste a prétendu vouloir aider la mère à récupérer ses enfants. Mais l'article n'a finalement jamais abordé la question d'un éventuel placement injustifié des enfants.

La journaliste a "utilisé" la mère de famille comme informatrice, selon la partie plaignante, une entreprise active dans le travail social. A titre de preuve, trois SMS envoyés à la mère par la journaliste ont été présentés.

Cet article viole la Déclaration des devoirs et des droits du journaliste, écrit mercredi l'organe de surveillance des médias dans une prise de position. Selon la déontologie de la branche, le journaliste doit afficher clairement le but de ses recherches.

 

Il est notamment proscrit d'aller "pêcher" des informations en prétendant démontrer autre chose que le but avéré, surtout pour obtenir des scoops.

Dans sa réponse, le SonntagsBlick ne s'est pas exprimé sur les SMS, constate encore le Conseil suisse de la presse.