Tribunal: jeune djihadiste condamné à 18 mois de prison avec sursis

Le Tribunal pénal fédéral (TPF) a condamné vendredi un Libano-Suisse de 26 à une peine de dix-huit mois de prison avec sursis. Il a jugé que le jeune homme, arrêté à l'aéroport de Zurich en avril 2015, avait bien l'intention d'aller soutenir l'Etat islamique
15 juil. 2016, 15:03
/ Màj. le 15 juil. 2016 à 17:31
Le Tribunal pénal fédéral (TPF) a condamné vendredi un Libano-Suisse de 26 ans à une peine de dix-huit mois de prison avec sursis.

 

C'est la première fois qu'une personne est condamnée en Suisse pour violation de la loi fédérale qui interdit Al-Qaïda et l'Etat islamique. Le verdict est un succès pour le Ministère public de la Confédération.

Son porte-parole, André Marty, s'est dit satisfait après la lecture du verdict. Le jugement démontre que les bases légales permettent de condamner un sympathisant de l'EI prêt à partir pour rejoindre le djihad.

Recherches sur la lutte armée

Lors de la lecture du verdict, le juge a rappelé que le jeune musulman a recherché, pendant près de huit mois avant la date prévue de son départ, des informations sur le combat armé et sur les moyens de rejoindre la lutte armée.

Selon le juge, le jeune homme avait assumé la perspective de "mourir en martyr". Il savait aussi quels moyens la "milice terroriste" de l'EI déploie pour arriver à ses fins.

La condamnation est un peu inférieure à celle requise par le Ministère public de la Confédération. La procureure fédérale avait demandé jeudi une peine de deux ans de prison avec sursis contre le jeune homme.

Ce dernier avait été arrêté peu avant de prendre un vol de la compagnie "Turkish Airlines" à destination d'Istanbul. Lors des débats, il avait nié toute velléité d'aller combattre dans les rangs de l'EI et avait prétendu qu'il avait voulu se rendre en Syrie pour apporter une aide humanitaire.

Frais à sa charge

Le jeune musulman devra prendre à sa charge 8000 francs de frais de procédure. Il est également condamné à payer 18'000 francs de frais d'honoraires de son défenseur d'office dès que sa situation financière le lui permettra.