Un Neuchâtelois retrouve son vin volé sur Ricardo.ch

Un Neuchâtelois a vu rouge en reconnaissant neuf bouteilles de vin lui ayant été volées sur le site Ricardo.ch.
06 août 2015, 10:47
/ Màj. le 20 oct. 2015 à 10:39
Du vin volé écoulé sur le web.

Cressier, le 26 fevrier 2007
Photo: Richard Leuenberger

Seulement  deux semaines seulement après s’être fait dérober une cinquantaine de bouteilles - dont une quinzaine de vin prestigieux et onze bouteilles d’absinthe - un Neuchâtelois trouvé neuf bouteilles mises en ligne sur le site Ricardo.ch.

Il a déposé une plainte, puis a fait recours après un non-lieu. L’enquête pour vol et recel se poursuit. 

En mars dernier, le Ministère public a rendu une décision de non entrée en matière, faute de preuves. Mais l’Autorité de recours en matière pénale a jugé l’enquête insuffisante et prié le procureur de rouvrir le dossier.

Procureur suppléant extraordinaire, Marco Renna dément que le dossier a été bâclé, comme le prétend le plaignant: «Il y a effectivement eu une recrudescence de vols dans la région, mais ce n’est pas pour cela que nous prononçons des non-lieu.

Les affaires sont toutes traitées avec la diligence requise.» Une nouvelle décision sera rendue prochainement.

Les sites de vente en ligne, des plateformes pour les voleurs? «C’est un vrai problème, nous ne pouvons pas vérifier si les objets ont été volés ou non», admet Barbara Zimmermann, responsable presse chez Ricardo.ch.

Les contrôles se limitent à l’identité des vendeurs et aux transactions qui sortent de l’ordinaire. «Si une personne habituée à vendre des objets isolés se met tout à coup à vendre 50 ordinateurs, là, nous pouvons bloquer son compte à titre préventif.»

Mais les zones d’ombres restent nombreuses. Et il n’est pas facile de retrouver la trace d’une receleur puisqu’il est anonyme sur le site.

Seuls les responsables de Ricardo.ch connaissent son identité et ils ne peuvent fournir des données à la police que s’il y a enquête.