Vers une fermeture nocturne des petites douanes tessinoises

Pour que les gardes-frontières puissent se concentrer sur la chasse aux criminels, le National suggèrent de fermer les petites douanes tessinoises la nuit.
07 août 2015, 14:32
/ Màj. le 20 oct. 2015 à 10:39
Cars pass the border crossing in Chiasso in the canton of Ticino, Switzerland, in direction of Italy, pictured on November 5, 2009. (KEYSTONE/Martin Ruetschi)

Autos passieren den Grenzuebergang nach Italien, aufgenommen am am 5. November 2009 in Chiasso im Kanton Tessin. (KEYSTONE/Martin Ruetschi)

Les postes de douanes secondaires au Tessin pourraient être fermés la nuit afin que les gardes-frontières puissent se concentrer sur la chasse aux criminels. Suivant le National, le Conseil des Etats a tacitement adopté lundi une motion en ce sens. Le Conseil fédéral s'engage à examiner la proposition.

Le texte de Roberta Pantani (Lega/TI) présente quelques contradictions avec l'accord Schengen, mais il est important d'agir au vu de la criminalité transfrontalière, a noté Verena Diener (PVL/ZH), au nom de la commission. Une solution similaire avait été trouvée avec les autorités françaises concernant les postes-frontières genevois, a-t-elle ajouté.

Car le problème de la criminalité transfrontalière n'existe pas qu'au Tessin, ont rappelé plusieurs sénateurs. "C'est difficile partout et la Confédération devrait s'impliquer davantage afin de soutenir les cantons dans la lutte contre cette criminalité", a critiqué Anita Fetz (PS/BS).

Manque de gardes-frontières

Il ne faut pas opposer les régions les unes aux autres, mais constater qu'il y a partout un manque de gardes-frontières, a complété Robert Cramer (Verts/GE).

Le Conseil fédéral veut négocier avec les autorités italiennes pour définir dans quelle mesure une fermeture nocturne des postes-frontières serait possible, a assuré la conseillère fédérale Eveline Widmer-Schlumpf. Pour autant, il n'est pas possible de fermer les frontières partout: il faut respecter l'accord Schengen, a rappelé la ministre des finances.

Elle a cependant admis le manque de personnel. Un concept est en train d'être préparé afin de renforcer les patrouilles de gardes-frontières mobiles. Il nécessitera l'engagement d'au moins 100 personnes à cette fin