Vers une meilleure intégration des énergies renouvelables

La politique d'encouragement des énergies renouvelables doit être entièrement révisée, estime Avenir Suisse. Le système actuel de subventionnement et de rétribution à prix coûtant du courant injecté n'est pas assez efficace.
07 août 2015, 13:20
/ Màj. le 20 oct. 2015 à 10:39
Avenir Suisse exige une réforme en profondeur de la politique d'encouragement des énergies renouvelables.

Avenir Suisse exige une réforme en profondeur de la politique d'encouragement des énergies renouvelables. Le système actuel de subventionnement et de rétribution à prix coûtant du courant injecté (RPC) n'est pas assez efficace et provoque des distorsions du marché.

Plutôt qu'un remboursement fixe comme c'est le cas avec la RPC, Avenir Suisse estime que les exploitants devraient recevoir une rémunération s'alignant sur les prix du marché. Les besoins du marché devraient aussi orienter l'extension des énergies renouvelables, indique mardi le laboratoire d'idées de l'économie privée.

Surtout, souligne Avenir Suisse, le modèle actuel ne fournit aucun stimulus pertinent pour aligner les investissements dans les énergies renouvelables sur les besoins du marché. L'utilité d'investir dans des technologies continue de dépendre en premier lieu des taux de subvention administrés plutôt que des coûts, des prix attendus ou des facteurs de valeur de marché.

Charger les émissions de CO2

Les excédents du photovoltaïque en Allemagne et en Italie entraînent une offre excessive et des baisses de prix en Suisse. Un système promotionnel devrait tenir compte de cet aspect et diriger les investissements vers les technologies affichant une valeur élevée sur le marché, estime le "think tank" du secteur privé.

L'approche la plus efficace pour promouvoir les énergies respectueuses du climat consiste à charger financièrement les émissions de CO2, selon Avenir Suisse . Mais la politique européenne tend à maintenir la pénalisation financière des émissions de CO2 à un faible niveau.

Créer la concurrence

En plus du certificat de CO2, Avenir Suisse trouve que le modèle des quotas conviendrait le mieux à la Suisse. En raison de la petitesse du marché suisse, le modèle des quotas devrait "être strictement neutre" en matière de technologie et créer la concurrence entre énergies renouvelables.

Avec le système des quotas, les fournisseurs d'énergie sont tenus de couvrir une partie de leur écoulement par des énergies renouvelables, au travers d'une production propre ou de l'acquisition d'un certificat. Les revenus des exploitants se composent alors de la vente du certificat et des recettes sur le marché de l'électricité.