Y aura-t-il un deuxième parc national en Suisse?

La Suisse pourrait bientôt posséder un deuxième parc national. Le Parc Adula s'étendrait sur une zone allant de Disentis, dans les Grisons, à Buseno, au Tessin. Le projet est soumis au vote de 17 communes situées dans son périmètre.
20 nov. 2016, 09:47
/ Màj. le 20 nov. 2016 à 10:01
Le parc s'étendrait sur une superficie de 1250 m2 entre les Grisons et le Tessin.

Plusieurs communes des Grisons et du Tessin doivent se prononcer le 27 novembre sur la création d'un deuxième parc national, le Parc Adula. Les contraintes y seront nettement moins importantes que pour le Parc national, en Engadine.

Le Parc Adula devrait s'étendre sur un territoire de 1250 km2, de Disentis (GR) à Buseno (TI). Quatorze communes grisonnes et trois tessinoises sont concernées. Environ 16'000 personnes habitent dans ces villages.

Le projet prévoit une zone de stricte protection de 142 km2 englobant la région du Greina et du Piz Adula. Tout autour de ce périmètre, 1108 km2 devraient être gérés selon des critères de développement durable. Les contraintes pour les activités humaines sont donc nettement moins strictes que pour le Parc national en Engadine, qui est une réserve protégée.

 

Issue du scrutin incertaine

Pour que le Parc Adula puisse être lancé pour une phase de test de 10 ans, les 9 communes de la zone de stricte protection doivent approuver le projet. Ou alors, il faudrait que 13 des 17 communes concernées disent oui, pour autant que la zone de stricte protection ne soit pas trop petite ou morcelée.

Un pronostic sur les votations s'avère difficile à faire. Les observateurs s'attendent à un vote serré pour "le premier parc national au monde créé sur une base démocratique", comme l'affirment les promoteurs.

Les exécutifs de cinq des neuf communes de la zone de stricte protection recommandent de voter oui. Un seul est opposé au projet, selon les informations récoltées.

Ces recommandations ne reflètent pas nécessairement l'avis des populations concernées. Dans plus de la moitié des communes de la zone de stricte protection, les représentants des autorités estiment que les citoyens sont plutôt opposés au projet. Les personnes qui ont participé aux soirées d'information se sont montrées généralement sceptiques quant à la nécessité de créer le Parc Adula.