Attaque au couteau de Morges: enquête ouverte sur la collaboration entre le MPC et les cantons

Tandis que les résultats de l’enquête pénale sur l’attentat présumé de Morges en 2020 ne sont pas encore tombés, l’Autorité de surveillance du MPC va inspecter comment collaborent la Confédération et les cantons dans le domaine du terrorisme.
02 déc. 2021, 13:03
/ Màj. le 02 déc. 2021 à 13:05
Le drame s'était déroulé dans le kebab du Pont-Neuf à Morges.

L’Autorité de surveillance du Ministère public de la Confédération (AS-MPC) a lancé une inspection portant sur la collaboration entre le MPC et les cantons. Elle porte sur les affaires de terrorisme, comme dans l’attaque au couteau de Morges (VD) en 2020.

Révélée jeudi par la RTS, l’information a été confirmée à Keystone-ATS par l’Autorité de surveillance du MPC. Celle-ci n’a toutefois pas voulu dire si la décision avait été prise directement en lien avec l’affaire de Morges, «compte tenu du secret de fonction.»

L’attaque de Morges avait en effet soulevé des questions en matière de collaboration entre les autorités fédérales et vaudoises. Le meurtrier présumé était dans le viseur du Service de renseignement de la Confédération. Il venait aussi de sortir de prison lorsqu’il a poignardé à mort un homme, en septembre 2020 dans un restaurant kebab.

Résultats de l’enquête au 2e semestre 2022

Des sources proches de l’enquête avaient indiqué qu’une demande avait été faite de la part du MPC pour que cet homme soit interné dans un établissement psychiatrique. Le Département vaudois de la sécurité avait toutefois rétorqué qu’aucune autorité du canton n’avait été saisie d’une décision du MPC ordonnant cet internement.

L’AS-MPC a ouvert son enquête en octobre dernier. Les résultats sont attendus pour le deuxième semestre 2022.

Les cantons ont estimé que la Confédération aurait pu davantage les aider, et inversement.
Jacqueline de Quattro, conseillère nationale (PLR/VD)

Interrogée jeudi dans La Matinale de la RTS, la conseillère nationale Jacqueline de Quattro (PLR/VD) a dit «saluer» l’ouverture d’une telle inspection. «Il y a eu des critiques de part et d’autre. Les cantons ont estimé que la Confédération aurait pu davantage les aider, et inversement. Il ne s’agit pas de juger, mais de tirer les enseignements sur ce qui aurait pu être mieux fait, sachant notamment qu’on n’a pas l’habitude de collaborer dans des cas aussi aigus», a-t-elle relevé.