Voile: la Roesti Sailing Team 2e de la Transat Jacques Vabre

Après 21 jours, 23 heures, 37 minutes et 38 secondes d’efforts, Valentin Gautier, Simon Koster et leur «Banque du Léman» ont franchi la ligne d’arrivée de la Transat Jacques Vabre à la 2e place de leur catégorie, lundi, en Martinique.
30 nov. 2021, 12:01
/ Màj. le 30 nov. 2021 à 12:15
Cinquièmes en 2019 pour la première participation, Simon Koster et Valentin Gautier sont, cette fois-ci, parvenus à monter sur le podium.

Ils en avaient fait l’objectif principal de la saison. En franchissant, lundi, à Fort-de-France (Martinique), la ligne d’arrivée de la Transat Jacques Vabre en deuxième position de la catégorie Class40, le navigateur de Commugny Valentin Gautier et son coéquipier zurichois Simon Koster ont réussi leur pari.

«Nous sommes hypersatisfaits, s’est exclamé Valentin Gautier. Nous obtenons une place sur le podium face à un nombre de concurrents doublés par rapport à 2019. Notre objectif est largement atteint!» 

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«Ce qui est cool, c’est que toute la tension retombe d’un coup. La lutte a été longue, a enchaîné Simon Koster Nous avons réussi à maximiser notre position et notre résultat. Maintenant, c’est le moment de profiter»

Class40: une pression de tous les instants

Parti du Havre le 7 novembre dernier, l’équipage de «Banque du Léman» s’est positionné aux avant-postes tout au long des 4600 milles (8519 km) de cette 15e édition de la Route du café, qu’il a bouclés en 21 jours, 23 heures, 37 minutes et 38 secondes pour devancer 42 des 43 autres monocoques engagés dans sa catégorie. Une catégorie homogène, qui a vu les poursuivants générer une pression de tous les instants sur le groupe de tête.

La Roesti Sailing Team et leur «Banque du Léman» ont franchi la ligne d’arrivée à Fort-de-France lundi à 13h04 heure suisse. Photo: Jean-Louis Carli/Alea

«Nous avons ressenti un peu de frustration lorsque nous avons recroisé nos poursuivants aux îles du Cap Vert, alors que nous les avions largement distancés, a confié Valentin. Mais nous ne nous sommes pas focalisés sur cette déconvenue et nous nous sommes concentrés sur ce que nous pouvions maîtriser. En début de course aussi, sur la Manche, nous avions eu un peu de peine, mais nous sommes restés concentrés sur les opportunités de nous remettre en jeu. Nous nous sommes mutuellement aidés avec Simon, le mental a beaucoup joué.»

Une question de dosage

A partir des îles du Cap Vert, les concurrents ont enfin entamé leur traversée de l’Atlantique, jouant au fil des milles avec les variations du vent et tentant de trouver le bon compromis.

Nous avons essayé de naviguer selon notre façon de voir les choses et non pas en fonction des autres bateaux.
Valentin Gautier skipper au sein de la Roesti Sailing Team

«C’était un jeu constant entre arriver à faire de l’Ouest sur une route plus directe ou chercher du vent au Sud pour aller plus vite mais en rallongeant notre route, a poursuivi le skipper de La Côte. Tout était question de dosage. Nous avons essayé de naviguer selon notre façon de voir les choses et non pas en fonction des autres bateaux. Cependant, rester avec notre concurrent «Seafrigo» (ndlr: 3e de la course), qui allait vite, nous a beaucoup boostés. A la fin de la course, nous avons cherché le décalage avec ce bateau car nous étions très proches au niveau de la vitesse pure.»

«C’est vraiment génial de faire un si bon résultat sur une Transat aussi prestigieuse que la Jacques Vabre», a conclu Simon Koster.

par Arnaud David