Lausanne: dealer condamné à trois ans de prison ferme

Le Tribunal correctionnel de Lausanne a condamné jeudi un trafiquant de drogue, surnommé "le Marseillais", à trois ans de prison.
07 août 2015, 13:29
/ Màj. le 20 oct. 2015 à 10:39
Le Palais de Justice de Montbenon, du Tribunal correctionnel vaudois photographie avec une statue de Guillaume Tell, gauche, lors du premier jour de la deuxieme semaines du proces des ex-dirigeants de la Banque cantonale vaudoise, BCV, ce lundi 12 novembre 2007 a Lausanne. (KEYSTONE/Laurent Gillieron)

Un Français de 28 ans a été condamné jeudi à trois ans de prison ferme par le Tribunal correctionnel de Lausanne. Il a été reconnu coupable d'infraction grave à la loi fédérale sur les stupéfiants.

Entre 2008 et 2012, l'homme, surnommé "le Marseillais", a joué un rôle majeur dans un vaste trafic de marijuana sur le territoire vaudois. Il a notamment vendu, par l'intermédiaire de dealers de rue, plus de 37 kilos de marchandise pour un chiffre d'affaires de plus de 500'000 francs.

Aux Verrières (NE), le Français a en outre loué les locaux d'une ancienne usine désaffectée, dans lesquels plus de 7500 plants, qui auraient permis une récolte de 150 kg de marijuana et un chiffre d’affaire supérieur à 2 millions, ont été saisis et détruits.

Culpabilité lourde

Selon les juges, sa culpabilité est "lourde". Il a été considéré comme l’associé de l’autre "tête pensante" de l’organisation, déféré séparément. Les circonstances aggravantes de la bande et du métier ont été retenues, et aucun sursis ne lui a été accordé, notamment en raison de ses antécédents.

Dans l’organisation, son rôle consistait en grande partie à diriger les dealers et les consommateurs sur les lieux de vente. Plusieurs autres infractions lui ont été reprochées, dont la location d’autres locaux à Vuarmarens (FR), également dans le but d’y installer une culture de marijuana.

Explications confuses

Durant l’enquête et à l’audience, l’homme a sans succès tenté de "largement minimiser" sa part dans un trafic "de grande envergure ". Il a livré au tribunal des explications jugées "confuses, fumeuses et oiseuses".

L’homme, son associé et deux autres membres du réseau ont été arrêtés en novembre 2012 alors qu’ils circulaient dans un véhicule de luxe. Le Français, déjà condamné à 6 mois ferme en 2009 pour une affaire de vol et d’escroquerie, a été maintenu en détention depuis son arrestation.